VIE NOCTURNE À PHUKET, EN THAILANDE

Certains moralistes s'indigneront devant la débauche "honteuse et avilissante" de la vie nocturne de Phuket, d'autres s'y jetteront à corps perdu et se vautreront dans le stupre jusqu'à épuisement... Les plus raisonnables se réjouiront et apprécieront simplement l'esprit de fête qui y règne en maître et ses ambiances débridées.
OU BOIRE UN VERRE A PHUKET
Publié par Rawai.fr - Mis à jour le 08/06/2026

 PHUKET NIGHTLIFE MODE D'EMPLOI

Que vous soyez jeune playboy des cités ou gynécologue en pré-retraite, le charme des hôtesses de bars ne vous laissera pas indifférent. Ici, l'accueil est toujours chaleureux et les décolletés vertigineux. On se fiche éperdument de votre nationalité ou de vos croyances, le client est roi (tant qu'il dépense sans compter). Les bargirls vous feraient presque croire que vous avez des airs de Brad Pitt... Une excellente thérapie pour réconforter votre ego bafoué durant ces dernières longues années passées en France !

Petit rappel nécessaire pour ceux qui voyagent en famille et qui redoutent l'omniprésence de bars à hôtesses, gogo bars et viandes saoules... Sachez que Phuket est avant tout une destination touristique familiale et il est fort possible que durant votre séjour, vous n'aperceviez aucune activité en rapport avec le tourisme s*xuel. L'essentiel du phénomène de prostitution sur l'île, se limite essentiellement à la ville de Patong et est regroupé sur quelques zones bien délimitées.

OÙ SORTIR À CHOENG TALAY, SURIN ET BANG TAO ?

Plus select et plus cosy que Patong, on frôle une ambiance des plus jet-set. On en redemande ou on boycotte... Proche des complexes hôteliers haut de gamme et des plages moins touristiques : XANA BEACH CLUB, NIKKI BEACH CLUB (fermé en septembre 2015), BIMI BEACH CLUB, BONGO'S RUM BAR, ZAZADA et SKYLA'S BEACH HOUSE. Sortez chemises blanches, ray-ban et liasses de 1000...

OÙ SORTIR À PATONG ?

Si les centaines de minois clignotent, les sourires fusent, les corps scintillent et se déhanchent sous les néons, les belles et moins belles affluent de toutes parts, les tequilas frappent les comptoirs, les transsexuels braillent, les touristes extasiés s'esclaffent en bavant, aucun doute : vous êtes dans la tourmente de Patong ! BANGLA ROAD en est l'épicentre.

Soi Easy (calme avant minuit), Soi Sea dragon (Gogo bars), Soi Eric (archi-bondé), Soi Crocodile (fief des ladyboys), Soi Gonzo.

Les principales discothèques de Patong sont : TAI PAN, SEDUCTION, HOLLYWOOD FAMOUS, WHITEROOM, ROCK CITY, D-ROOM.

Pour la music live : HARD ROCK CAFE (sur Thanon Ratuthit), RED HOT BAR (anciennement le Margarita’s, sur Bangla Road) ROCK CITY (sur Thanon Ratuthit), SCRUFFY MURPHY'S IRISH PUB (sur Bangla Road).

Patong nightlife

OÙ SORTIR À KATA ET KARON ?

Karon et Kata sont devenues des destinations touristiques familiales et une grande majorité des bars ont été regroupés dans les "plaza". BANGLA PLAZA, SOI ONE MAN, KARON PLAZA...

Les incontournables de Kata sont SKA BAR en bord de mer, EASYRIDERS et CAFE OPERA LIVE pour la live music...

OÙ SORTIR À PHUKET TOWN ?

Si l'atmosphère "bars à p...." et gogo bars vous exaspère, retrouvez une ambiance moins touristique et plus authentique à Phuket town. Si vous ne logez pas en ville, louez une voiture et déplacez-vous dans les quartiers animés en toute sécurité et en toute liberté. Une autre alternative intéressante consiste à séjourner 2,3 nuits à Phuket ville. Vous en profiterez pour découvrir tous les charmes underground de la ville. 

Les principales attractions nocturnes à Phuket town se trouvent également dans son quartier historique : TIMBER HUT (bar et boîte de nuit), SANAEHA, O'MALLEYS, FUBAR...

OÙ SORTIR À RAWAI ET CHALONG ?

Les bars et les complexes, les plus populaires de Rawai sont regroupés sur Rawai beach et Sai Yuan road : SUNSHINE, MADAME BAR, NIKITA, MOONLIGHT, RAWAI PLAZA, LAGUNA PLAZA, THE PLAZA. Un seul night club à Rawai : Club Zhu, en sortie de Rawai beach, en direction du seashell museum, sur la droite.

À Chalong, une dizaine de bars assez fréquentés en haute saison, sont installés dans la rue qui mène au port. 2 autres bars agréables, en front de mer : (anciennement) TAMARIND BAR et CHALONG BAY BAR-RESTAURANT.

3 autres établissements dont un grand bar restaurant avec music live, se trouvent une cinquantaine de mètres après le rond-point, sur la route qui mène à Kata.

QUELQUES CONSEILS POUR VOS SORTIES À PHUKET

  • Roulez doucement sur la route, surtout après 22h00. Même si vous n'êtes pas bourrés, les autres le sont peut être...
  • En moto, roulez casqués et prenez votre permis international.
  • Restez courtois avec les Thaïlandais(es), évitez les montées de testostérone en public.
  • Ne vous mêlez pas d'une altercation si un Thaïlandais est impliqué. 
  • Payez vos consommations au fur et à mesure, cela sera plus clair pour tout le monde...
  • Ne critiquez ni le gouvernement, ni le roi, avec les Thaïlandais.
  • Ne fumez pas de joint en public.
  • Ne vous mettez pas torse nu.
  • Ne vous battez jamais avec un(e) Thaïlandais(e).
  • Laissez votre passeport à la maison.
  • Évitez de retirer du cash au distributeur, tard dans la nuit...

BARS, MUSIQUE ET TAPAGES

ancienne discotheque a rawai phuket
À force d'en abuser pendant près de 2 décennies, nous avons fini par nous lasser de la vie nocturne en général et plus particulièrement celle de Phuket. Il y a quelques temps déjà, lorsque les premiers disc-jockeys faisaient leur apparition sur l'île, je ressentais une certaine lassitude quant à leurs sélections et diffusions qui, de mon point de vue étaient totalement insignifiantes et inadaptées. Je pense particulièrement à des bars ou restaurants placés sur le rivage rapidement mutés en beach clubs afin de s'accorder avec une clientèle toujours plus fanfaronne.
Il se trouve qu'aujourd'hui, les rivages thaïlandais les plus touristiques Samui, Lanta, Phuket... sont truffés d'établissements de ce genre. On s'allonge sur des poufs inconfortables, on commande quelques coûteuses bouteilles, on mange des tapas veganes, on exhibe ses tatouages, sa plastique irréprochable et on poste le tout sur les réseaux. Le cocktail est indigeste et d'une tristesse affligeante, à l'image de nombreuses publications.
Le pire étant les restaurants installés sur la plage qui suivent cet effet de mode en embauchant un crooner raté, un DJ usé ou en diffusant une musique qui fait saigner les oreilles et fuir la faune marine vers le large.
On se fout royalement de ceux qui sont sourds, vieux, fatigués ou veulent simplement profiter de la douce mélodie du ressac en toute quiétude. Il y a suffisamment de bruit comme ça en Thaïlande, non ?
Déjà enfant, en France, je ne supportais pas qu'un gars en costume folklorique vienne jouer de la mandoline à ma table, alors que je m'envoyais goulûment une plâtrée de pâtes. Inutile de préciser qu'aujourd'hui, le moindre tintamarre perturbe ma digestion. Je délaisse donc et non sans peine, la plupart des rivages ouest de Phuket, du moins ceux qui sont infestés par le boucan.

BOIRE ET DÉBOIRES

vintage bargirl phuket
« Légèrement et anormalement éméché en milieu d'après midi, je sacrifiais ma sieste pourtant sacrée, afin d'aller saluer Nuan. En arrivant à son bar, je réalisais rapidement que je n'étais pas le seul à être allumé. C'est fou, ces nanas n'arrêtent jamais de boire ! Une bonne partie d'entre elles, prennent des caisses tous les soirs. Nuan m'avait charmé il y a quelques années, avant la crise sanitaire. Son air intello, son sourire charnu, ses longues guibolles et j'en passe, m'avaient impressionné. Depuis, j'essayais d'entretenir des relations polies en passant boire un verre de temps à autre, même si je ne raffolais pas de l'ambiance générale des lieux. Le troquet était bruyant, en bord de route, le personnel peu plaisant et la pauvre Nuan, mis à part le fait qu'elle ait pris 15 kilos, beuglait comme une poissonnière en me voyant rappliquer. Je pressentais que ce moment et la conversation n'allaient pas être intellectuellement exaltants. Un des staffs vient rapidement se coller contre mon épaule. La peau de ses joues était grêlée et l'un de ses coudes recouvert de croûtes. Nul doute que la " belle " s'était esquintée en scooter, il y a peu. Elle s'adressait à moi comme si j'étais arrivé en Thaïlande, il y a seulement 5 minutes « Where do you from  tilak ? Can you pay me 1 drink please ? »...
Je venais en visite, bourré de bonnes intentions et je n'avais à présent, plus qu'une préoccupation : me carapater au plus vite »...

[ Nous mettons ici en exergue, le principal problème rencontré par les étrangers qui fréquentent ce type d'établissements. La communication est souvent limitée, pour ne pas dire nulle. Le personnel de bar, n'a en général, pas les compétences requises (hormis ses atouts physiques) pour captiver un client plus de 30 secondes.
Les 4 derniers mois, j'ai dû passer maximum 6 heures dans des bars, pour généralement retrouver des amis. Même si j'ai décidé de ménager mon foie et mes poumons, j'évite de trop fréquenter ces lieux, dits de perdition, pour la simple raison que je m'y ennuie à mourir.
La clientèle de cheveux blancs patraques me reflète ma propre (et sinistre) image et je n'apprécie que très modérément les manières des générations les plus jeunes.  
Mais le facteur déterminant, le véritable déclencheur de cette mise en quarantaine, concerne le changement de comportement du personnel depuis l'apparition du smartphone. La communication était déjà difficile à l'époque (les Thaïlandais ont ceci de commun avec nos compatriotes, leur niveau d'anglais n'est pas mirifique) ; aujourd'hui, l'attention accordée à la clientèle est souvent inexistante, il faudra attendre quelquefois longtemps avant qu'une boisson fraîche ne vous soit servie ; les belles sont bien trop accaparées par le dernier post de leur(s) amant(s) ou les vidéos de bastonnades sur tiktok... Il est bien loin le temps des « Whats your name -  where do you from - how old are you ?... » Si l'ambiance de la grande majorité des bars en Thaïlande est devenu mortifère, la surconnexion en est l'unique responsable. ]

« ...La même après midi, depuis le comptoir de Nuan, j'observe une charmante hôtesse esseulée au bar d'à côté, je tente d'aller la photographier et lui propose une bière. La jeune princesse accepte et prend la pose. Je m'applique, je sais pertinemment que la photographie et l'alcool font mauvais ménage. Après seulement 5 minutes pendant lesquelles je m'efforce de faire une photo acceptable, un jeune gaillard français vient furieusement m'expliquer dans un anglais très approximatif, qu'il est interdit de faire des photos. Je suis surpris par l'agression de ce type qui a tout l'air d'être le gérant et suis intimidé par son profil particulièrement antipathique : trapu, l'œil furibond, coupe de cheveux PSG et faible bagage scolaire. Le ton de ce mec est totalement infect. Dans un premier temps, j'amorce une leçon de droit à l'image puis observant la réaction de l'individu, j'abandonne illico pour rejoindre ma place assise, hors de son territoire. Je connais ce genre de décérébré totalement frustré par l'échec de son expérience commerciale en Thaïlande, aigri par l'absence de clientèle et prêt à passer ses nerfs sur n'importe quel blaireau. Je m'évince quitte à passer pour un couard. Je sais par expérience que l'époque n'est pas au dialogue, les longues phrases donnent la migraine, le débat n'inspire plus, il a été remplacé par le langage des poings. Un peu décontenancé, je me réconfortais auprès de Nuan, celle-ci me confirmant l'étroitesse d'esprit de son voisin »...

[ Pour acheter un bar ou se lancer dans le business de la nightlife en Thaïlande, en étant étranger, il faut être soit aveuglément amoureux, soit bas de plafond, soit totalement à la ramasse. Longtemps, le prix des locations de bar furent alléchants, même dans les villes et villages thaïlandais réputés touristiques. Entre 1980 et 2000, il était facilement envisageable de monter et faire tourner une petite affaire sans trop se faire dépouiller. Aujourd'hui, l'aventure est plus que risquée, la concurrence est rude, la clientèle n'est plus la même, les loyers sont déments et la législation beaucoup plus stricte. Sans compétences, assistance juridique, relations influentes et compte bancaire bien approvisionné, se lancer professionnellement en Thaïlande et particulièrement dans le débit de boissons est assurément voué à l'échec. Notre ami écervelé (voir paragraphe précédent) qui nous a gentiment mouché, l'a constaté un peu tard, d'où son aigreur permanente et ses excès de nervosité. Som nam naa (bien fait pour ta gu....).
Comment se peut-il, à l'ère du numérique et des réseaux, que certains étrangers investissent au pays du sourire sans imaginer un instant que leur vie pourrait devenir un calvaire ? Les doux rêveurs, les présomptueux, les benêts et les pigeons l'apprendront à leurs dépens. ]
« La seule véritable erreur est celle dont on ne retire aucun enseignement. » John Powell

« De 2000 à 2006, il se trouve que j'ai été, avec 2 partenaires et amis, gérant de bar à Phuket dans un petit village du sud. Si ma mémoire est bonne, nous avions investi 30 000 Francs (4500 €uros) dans un bar avec billard, en front de mer (s'il vous plait). J'ai pu, durant toutes ces années, côtoyer un bon nombre de filles thaïlandaises (je parle ici, d'employés et non pas de maîtresses) majoritairement originaires d'Isan.
Cette cohabitation m'a permis d'observer leurs caractères, leur courage, leur abnégation, mieux comprendre leurs motivations, admettre nos différences et partager quelques instants de vie pour certains mémorables.
Mon poste d'observation était parfait pour s'informer sur « le milieu », sans éveiller le moindre soupçon de voyeurisme. Respect mutuel, confiance, générosité, humilité et constance furent les ingrédients pour entretenir des relations amicales, devenir un confident et en amadouer certaines au tempérament quelquefois sauvage.
Je fus un interlocuteur privilégié malgré ma condition de farang fraîchement débarqué. J'entrais de plain-pied dans le vif du sujet. Je me retrouvais ainsi, confronté à une avalanche d'informations avec la nécessité de les assimiler au plus vite. Je comprenais également rapidement que ma réserve et ma timidité allaient ici, devenir des atouts.
Durant les 2 premières années, j'ai appris énormément en vivant au quotidien avec ces filles considérées injustement comme étant « de petite vertu », elles ont facilité mon apprentissage au pays du sourire, j'ai pu m'imprégner de leurs expériences personnelles, de leurs conseils. Peu à peu, certains aspects de la culture thaïlandaise qui demeuraient mystérieux me sont apparus limpides. »

[ 20 ans plus tard, j'observe que les plus jeunes générations thaïlandaises n'échappent pas au phénomène d'hyperconnexion et à ses effets secondaires dévastateurs. Inutile de débattre trop longtemps sur cette époque qui dévisse, où le virtuel irradie, où l'inculture et le narcissisme dominent. Faut se faire une raison et admettre que le fossé générationnel s'est considérablement creusé depuis l'avènement du net et des smartphones. Les pauvres gosses n'ont aucun recul pour analyser les méfaits des nouvelles technologies numériques. Il est aujourd'hui prouvé que la surcharge informationnelle accroît le stress et est néfaste à l'équilibre mental.
Quel rapport avec la vie nocturne en Thaïlande me direz-vous ? Je vous répondrais du tac au tac, qu'il suffit d'aller boire une bière dans n'importe quel bar en Thaïlande pour s'apercevoir que la grande majorité des hôtesses préfère scroller sur leur téléphone plutôt qu'aller parler à un étranger de passage. On peut également affirmer que le " support bar " est progressivement remplacé par l'outil numérique. Les rendez-vous galants se font désormais en ligne.
Outre les désaccords et des difficultés des relations intergénérationnelles, plusieurs autres détails font que je n'aborde plus mes sorties nocturnes sous le prisme de la sérénité. D'abord, je me lève tous les jours à l'aube et je vais généralement m'assoupir après le dîner. Aussi, j'ai été couche-tard pendant plus de 40 ans, et je regrette profondément de ne pas avoir profité davantage de l'extrême douceur qui accompagne les premières heures de la journée. Ensuite, il est clair que mon capital vie nocturne est largement épuisé, faire la tournée des grands-ducs, même bien accompagné, n'est aujourd'hui, en aucun cas une source de plaisir, bien au contraire. Force est de constater que les rencontres faîtes au comptoir, même si elles sont quelquefois amusantes et sympathiques sont en fait stériles et fugaces. 
Croiser le chemin d'énergumènes aux profils plus que douteux voire carrément malsains ou dangereux ne fait pas non plus partie de mes hobbies préférés. Sans exagérer, la faune qui rode aujourd'hui dans les bars de Phuket fait par instants, froid dans le dos. Mais d'où sortent donc ces bougres ? je n'ai pas souvenir d'avoir fait autant de mauvaises rencontres, il y a 15 ans. Tous ont l'air de sortir de la salle de musculation, de se charger aux stéro...., tous ont une taille de barbe qui ne m'inspire pas confiance et des coupes de cheveux de joueurs de football, tous sont recouverts de tatouages, certains ont des anneaux dans le nez... J'essaye pourtant de ne pas juger quiconque sur son physique, mais des fois, les gars abusent carrément... Je dis " les gars " mais je n'oublie pas nos amies influenceuses outrageusement mutilées par des chirurgiens peu scrupuleux. Tout ce petit monde me rend terriblement nerveux. Une fois la nuit tombée, il est plus raisonnable de ne pas trop flâner sur Bangla road à Patong ou s'éterniser aux comptoirs de certains bars malfamés à Rawai... ]

Tout est bien évidemment une question de motivation et la mienne s'est manifestement volatilisée, je ne veux en aucun cas dégoûter les autres de la vie nocturne thaïlandaise, simplement mettre en garde les novices.
Il est normal que le jeune innocent qui découvre la Thaïlande pour la première fois, s'enthousiasme dans les rues chaudes et dilapide son budget plus vite qu'il ne le devrait. Souvenons-nous de nos premières (et lointaines) soirées à Patpong, l'euphorie était à son comble et les finances prématurément évaporées. Il faut néanmoins aujourd'hui ne pas trop fantasmer et reconnaître que l'ambiance générale n'est plus la même qu'au siècle dernier ; il semblerait que la spontanéité et l'insouciance soient moins perceptibles, aussi bien chez les locaux que chez les visiteurs. Cela dit, en cherchant bien, on trouve toujours des établissements accueillants où les clients sont rois et les hôtes naturellement chaleureux ; admettons toutefois, que ces lieux de félicité sont moins nombreux qu'auparavant.

En ce qui me concerne et pour conclure, j'ai fait le choix de ne plus sortir après l'heure du thé... J'échappe ainsi aux très agaçants couchers de soleil en réunion, je m'épargne le spectacle navrant offert par les gaillards vêtus de peau de bêtes, qui en fin d'après midi jouent du tambour et dansent sur la plage, en fumant des cigarettes coniques. Jouer les ermites dès le début de soirée, m'évite également d'avoir à supporter les fireshows devenus sempiternels dans les lieux dits branchés, je ne suis pas non plus contraint de me coltiner la musique des DJ's en beach clubs, de croiser des mecs de bonne famille, bodybuildés, la chemise blanche ouverte sur un poitrail imberbe où des gars moins privilégiés, torse nu qui font hurler le moteur de leur scooter et se nourrissent exclusivement de kebab.
Je préserve ma santé mentale en me dérobant, je préfère m'isoler dans ma cabane ou m'éloigner vers des plages méconnues, pendant le temps de leurs festivités. 
BOIRE UN COUP A RAWAI
hotesse de bar rawai phuket
PLAZA BARS AT KARON
BARS GLAUQUES EN THAILANDE
Bar glauque à Rawai, Phuket
STAFF INDISPONIBLE EN THAILANDE
L'hyperconnexion, mère de tous les vices...