LES LADYBOYS EN THAILANDE

LADYBOY EN THAILANDE

  THAÏLANDE, LE ROYAUME DES KATOEYS

Le nombre de ladyboys en Thaïlande est estimé à plus de 500 000. Une grande majorité d'entre eux migrent vers Bangkok et les villes touristiques. En comparaison avec le monde occidental, le transgenre parait assez bien toléré chez les thaïlandais et fait partie du paysage local. Certains touristes sont intrigués, mais la majeure partie des farangs sont le plus souvent amusés, voire séduits par le charme bluffant de certains d'entre eux. Rawai.fr tombe dans le racolage et n'échappe pas au diktat de l'audience... Nous avons choisi de traiter le poncif récurrent de la transsexualité en Thaïlande.

N.D.L.R : Suite à l'aggression et aux menaces d'une association française transgenre, estimant que notre article était soi-disant à caractère homophobe, cette page a été revue et corrigée. Elle est de ce fait beaucoup moins drôle et c'est bien dommage. Plutôt que de se faire implanter du silicone, y en a certains qui devraient avant tout, se muscler le cerveau et nous lâcher la grappe...

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  QUI SONT LES TRANSSEXUELS DE THAILANDE ?

TRANSSEXUEL EN THAILANDE

Nombreux sont les touristes qui en rentrant de leur périple thaïlandais évoquent le sujet comme un japonais parlerait de la tour Eiffel à son retour de Paris. 
On estime le nombre de katoeys en Thaïlande à plus de 500 000. On les rencontre partout dans le pays, aussi bien dans les grandes villes que dans le fin fond des campagnes.

S'ils travaillent dans les métiers de la mode, de la beauté et du spectacle : coiffeurs, couturiers, comédiens, esthéticiens, danseurs, mannequins, chanteurs, on les trouve également dans l'administration et le tourisme.

Il ya quelques années la compagnie aérienne PC Air, avait publiquement inclus les transsexuels dans sa campagne de recrutement de personnel de cabine. La première étape de sélection avait été passée avec succès par 17 femmes, 10 hommes et 3 transsexuels, selon le directeur de la compagnie.

Cependant, une grande majorité des ladyboys restent sans emploi malgré une reconnaissance sociétale très récente. A Bangkok, Phuket, Chiang Mai ou Koh Samui, si vous sortez un peu le soir, il n'est pas une journée sans croiser un ladyboy. Les plus modestes d'entre eux se rabattent vers les métiers de la nuit et notamment ceux liés au tourisme sexuel. Aujourd'hui, les katoeys font partie intégrante de la vie nocturne délurée de Thaïlande. Ils sont même devenus une pièce maîtresse et attractive des principaux quartiers chauds du pays. La forte demande chez les voyageurs (personnellement, je n'ai aucune connaissance en Thaïlande qui n'ait pas eu au moins une expérience sexuelle avec un katoey) leur permet l'accès à la chirurgie esthétique. Ça commence généralement par quelques injections de botox, viennent ensuite l'inévitable implantation mammaire et la rhinoplastie. Les plus motivés continueront sur leur folle lancée en pratiquant une vaginoplastie. Pour certains d'entre eux, la prostitution n'est que provisoire, elle est l'unique moyen de financer leur transformation. Une fois leur but atteint, ils pourront continuer leurs parcours vers des horizons moins funestes ?

"Financièrement parlant, il valait manifestement mieux avoir une chatte qu'une queue." Au sud de nulle part (1973) de Charles Bukowski

  lA THAILANDE SPÉCIALISTE DE LA VAGINOPLASTIE

Le pays compte certains des meilleurs chirurgiens plastiques au monde. En moyenne, environ 30 000 hommes viennent se faire opérer chaque année en Thaïlande pour changer de sexe. 

Le docteur Preecha Tiewtranonth, célèbre chirurgien spécialisé dans les techniques du genre, estime non sans fierté, que la Thaïlande serait la destination la plus appréciée pour les personnes souhaitant changer de sexe.
Les candidats transsexuels devront respecter plusieurs obligations avant de pouvoir subir un changement de sexe, afin de montrer qu'ils y sont psychologiquement prêts. Ils devront ainsi prouver qu'ils ont vécu comme une femme depuis au moins un an, recevoir un traitement hormonal et obtenir l'approbation de 2 psychiatres. 

Le changement de sexe est interdit en Thaïlande avant l'âge de 18 ans, et pour les 18-20 ans, un accord parental est nécessaire. La nouvelle législation, selon Nathee Teerarojanapong, défenseur des droits des homosexuels, était nécessaire afin d'éviter des changements trop hâtifs. 

  ET BOUDDHA DANS TOUT ÇA ?

transsexuels en thailande

L'hermaphrodite et le mythe : Il est tiré d'un manuscrit bouddhiste basé sur la mythologie Lanna (civilisation du Nord de la Thaïlande, avant de faire partie du royaume de Siam) : "...Au tout début, était le froid et le chaud. Se nourrissant l'un de l'autre, ils formèrent le vent qui souffla si fort qu'il donna naissance à la terre et à l'eau. Vinrent ensuite les plantes et les arbres, puis les insectes. De la terre, naquit une femme, contrairement à l'histoire d'Adam, dans la légende Lanna, l'homme est né de la femme. Le parfum des fleurs était sa seule nourriture. Mélangeant sa sueur à la glaise, elle moula les animaux qui mangèrent les plantes et se multiplièrent. Du feu naquit l'homme. De l'union de ces éléments, apparurent 3 êtres : l'homme, la femme et l'hermaphrodite..."
Le bouddhisme dans les écrits ne régule pas la vie sexuelle des croyants. Seules 2 prescriptions sont formellement édictées : L'interdiction de l'adultère et l'abstinence pour les moines. Les autres cas ne sont pas évoqués.

Dans la tradition thaïlandaise, les relations sexuelles pré-maritales étant mal perçues, la socialisation se faisait naturellement avec des individus du même sexe. Dans les milieux ruraux, où il était impossible de trouver une prostituée, il était alors préférable de fréquenter un katoey plutôt qu'une jeune femme, dont la réputation aurait été perdue si la liaison avait été découverte. Qu'un célibataire côtoie un katoey était toléré dès lors qu'il abandonnait ces pratiques après le mariage...

  FAUX SEMBLANT D'INTÉGRATION

A la télévision, ils sont souvent caricaturés en personnages extravagants et stéréotypés. L'attitude des thaïlandais envers les katoeys varie selon la classe sociale, l'age, le sexe et la situation géographique. Les réactions vont de l'acceptation totale à la tolérance, de l'indifférence au rejet (plutôt rare). Les ladyboys ne souffrent donc pas vraiment de malveillance ou de moqueries, les jugements personnels n'étant pas souvent exprimés de façon ostentatoire en Thaïlande. En revanche, les problèmes peuvent intervenir dans la sphère plus étroite de la famille ou des amis proches qui peuvent éprouver de la honte ou de la gêne en leur présence. Sur le plan religieux, le bouddhisme ne condamne pas ouvertement la transsexualité ou l'homosexualité, pas vraiment considérées comme des péchés (contrairement au catholicisme et à l'Islam). Cependant, pour beaucoup de thaïlandais, naître katoey est une question de «karma». Ce serait une punition pour avoir commis l'adultère dans une vie précédente... Une façon de payer les dettes d'immoralité de son passé. C'est peut-être aussi pour cela que le regard des thaïlandais envers les katoeys est plutôt bienveillant en général.

Le chemin vers la reconnaissance semble encore long : Objets d'attractions touristiques et de rejet traditionaliste, les katoeys continuent de souffrir d'une image stéréotypée qui les marginalisent dans un faux-semblant d'intégration.
A l'école, sont dorénavant installées des toilettes spéciales pour katoeys, afin qu'ils ne soient plus malmenés par les autres.

Impossible de faire un article sur le sujet sans parler du grand champion de muay thaï Parinya Kiatbusaba qui provoqua le monde viril de la boxe en montant sur le ring avec un soutien-gorge ! Cette histoire à l'époque avait été largement relayée par la presse internationale. Une action qui a marqué l'histoire de la transsexualité thaïlandaise et dont l'impact a eu des conséquences capitales dans la vie de tous les ladyboys du pays. Il fallait désormais que le gouvernement ouvre les yeux sur le droit des katoeys et les admette socialement.
Le 29 septembre 2011, le gouvernement annonçait qu'il serait désormais possible pour les katoeys de voir le genre “Mademoiselle” affiché sur leur carte d'identité. Est-ce un pas vers la reconnaissance sociétale refusée durant des années ou une manoeuvre politicienne pour récupérer des électeurs ? Quoi qu'il en soit, l'exécutif thaïlandais avance toujours au ralenti dès qu'il s'agit de sexualité. Faudrait surtout pas affoler la haute bourgeoisie et l'aristocratie de la citée des anges...

  LES SPECTACLES ET CABARETS DE LADYBOYS 

LADYBOYS EN CROISIERE PRIVEE

Si ces charmantes créatures vous fascinent à en perdre raison, sachez que le quartier de Bangla road à Patong est le royaume des ladyboys à Phuket. Ailleurs dans la ville, vous ne pouvez pas les manquer à leur façon quasi-irréaliste de se tortiller l'arrière train. Attention, les katoeys sous leurs airs de folles gentilles ne sont pas tous des enfants de coeur, il y a un taux de délinquance non négligeable parmi ceux qui se prostituent.

Vous pouvez découvrir différents cabarets à Patong, le plus connu étant le "Simon Cabaret". 

La capitale thaïlandaise (voire mondiale) du ladyboy est bien évidemment Pattaya, le royaume de la décadence et de la luxure. Vous y croiserez sur les bords de mer, dans les rues, les bars, gogo bars, cabarets et boîtes de nuit plusieurs centaines de transsexuels.
Les concours de beauté : Véritable institution en Thaïlande, le cabaret Tiffany organise chaque année depuis 35 ans le concours de Miss Tiffany qui est réservé au 3ème sexe. L'événement est retransmis sur les chaînes thaïlandaises et activement suivi par la population.

Une multitude d'autres concours régionaux de miss, du plus gros ladyboy miss "jumbo", du plus laid, j'en passe et des meilleurs... 

LADYBOY A PHUKET
LADYBOYS A PATONG PHUKET
LADYBOYS A KOH SAMUI

  COMMENT RECONNAÎTRE lES LADYBOYS THAILANDAIS ?

Nous nous permettons de vous livrer deux trois astuces afin de reconnaître les katoeys :

  • Leur gabarit est certainement le premier élément qui peut faire penser que vous êtes en présence d'un ladyboys : Nombreux d'entre eux font plus d'un mètre soixante-dix et quelques uns sont anorexiques.
  • Certains ne parlent pas beaucoup, ou très doucement... Peut être cherchent-ils à cacher leur voix de baryton-basse ?
  • Oubliez la présence ou non de la glotte, l'opération consistant à la raboter est devenue pratique courante.
  • L'épaisseur ou plutôt "la couche" de fond de teint cherchant à masquer une vilaine peau.
  • Méfiez-vous des chaussures à talons hauts ! Sans vouloir démystifier le charme des thaïlandaises, il faut admettre que les filles d'Issan traînent tellement des pieds quand elles marchent, qu'elles ne peuvent chausser que des savates...
  • L'excès dans la gestuelle, la façon de parler, de se maquiller, de s'habiller...
  • Leur tendance exhibitionniste... Rarement une vraie fille de bar en Thaïlande, exhibera une partie de son corps en public.
Jeune ladyboy à Phuket
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