QUE SIGNIFIE LE TERME « FARANG » EN THAÏLANDE ?
En Thaïlande, " farang " (falang), est un mot thaï utilisé pour désigner les étrangers blancs. L'origine la plus probable serait la transcription du mot français (datant de l'époque des ambassadeurs de Louis XIV au Siam), phonétiquement passé à " farangset ", se déclinant ensuite en " farang " pour désigner tous les Occidentaux.
On ne peut cependant écarter la possibilité de l'assimilation du mot arabo-persan "firangui", qui pourrait venir de "franc" et désignait celui venant de l'ouest...

Publié par Rawai.fr - Mis à jour le 23/09/2026
AVERTISSEMENT
Amateurs de clichés et stéréotypes, vous allez être ravis, voici une liste des différents profils de voyageurs que l'on peut croiser en Thaïlande. Elle n'est pas à prendre au premier degré, cette page est une boutade. Pas la peine donc, ne nous envoyer vos mails d'insultes.
LE FARANG POST-PUBERTAIRE
Il n'a pas beaucoup dormi dans l'avion, il a beaucoup parlé avec des " mecs trop cools " de son âge, qui avaient déjà été en Thaïlande l'année dernière et avaient " kiffé leur race ". Il aime la full moon party et roule vite en scooter, il aime faire vrombir son moteur. Il tombe toujours follement amoureux d'une locale dès la première semaine. Il tombe aussi en moto. Il apprécie la vie nocturne de Patong, commande des bouteilles à 300 €uros en boite pour accéder au salon V.I.P. Il aime la bouffe thaï, " ...ça arrache sa mère... ". Il reviendra l'année prochaine mais sans sa bande de potes. Il compte apprendre l'anglais et la Muay Thaï... Il s'extasie devant les 7/Eleven pour des raisons qui restent mystérieuses... Sa sacoche en bandoulière ne le quitte que très rarement.
Son état de stupéfaction permanent et ses jugements hâtifs sont souvent insupportables. À la maison, le mec joue les durs à cuire devant ses potes mais sans sa meute, il semble être incapable de gérer ses sentiments ; le petit caïd s'avère être un chouïa fleur bleue et un poil émotif...
Même s'il est incapable de situer la Thaïlande sur une carte du monde, inutile de le blâmer, au contraire réjouissons-nous de voir la larve faire sa métamorphose, de l'encourager à s'ouvrir au monde plutôt que de traîner " jusqu'à pas d'heure " dans sa bourgade misérable avec des compagnons aux motivations obscures.
Si l'intéressé voyage en solo, il n'y a aucune raison pour que son séjour initiatique se passe mal ; s'il a décidé de partir avec quelques acolytes, ça peut vite tourner au gâchis.
LE FARANG RETRAITÉ

Le retraité occidental est souvent en concubinage avec une Thaïlandaise, il privilégie sa vie de famille et les voyages. Debout à 7 heures, couché à minuit, généralement hyperactif si l'arthrose ne l'a pas encore attaqué. Il se méfie des nouvelles rencontres estimant avoir perdu suffisamment de temps avec les c... Le retraité veuf lui, (assimilé (à tort) à un pervers par nos concitoyens de passage), tente d'oublier sa pauvre Mireille foudroyée par le crabe et s'occupe gentiment. Pétanque, massages, apéros entre potes et culbutes avec l'aide-ménagère un peu boulotte. L'homme de plus de 60 ans en Thaïlande observe en silence et avec effroi les comportements des voyageurs du 21ème siècle, sans pouvoir s'empêcher de penser que les technologies modernes nous anéantissent à petit feu.
Ses anciens amis restés en Europe l'envient : les palmiers, les cocktails, 30°C toute l'année... Ils ne se doutent pas un seul instant qu'au plus profond de lui, Maurice regrette amèrement d'avoir tout bazardé pour venir s'installer en Asie et l'animal est bien trop fier pour l'admettre. Alors il ronge frein, seul, frôle la dépression ou l'alcoolisme durant la mousson qui s'éternise. Pas si facile de nouer une solide amitié à 10 000 km de chez soi.
Le piège se referme inexorablement, le doute s'installe subrepticement ; sa maigre retraite ne lui permet pas d'envisager un rapatriement au pays ; le voilà coincé ici, sans plan B.
LE FARANG BACKPACKER / NÉO-HIPPIE

À vouloir faire des économies à tout bout de champ, il devient pénible. Toujours le premier à resquiller ou à se faire inviter au seul prétexte d'économiser une dizaine de bahts. Son alimentation se limite généralement à 2 khao Pad par jour et beaucoup de cochonneries achetées au Seven. Il boit de la Chang et du whisky thaï bon marché. La religion bouddhiste le tente mais les stups aussi... En front de mer, il apparaît hilare ou totalement assommé, proche du coma. Il se vante d'avoir lié des relations très intimes avec les locaux (qui durent rarement plus d'un séjour)... Il se targue aussi d'avoir appris à parler thaïlandais avec les voyous du quartier.
De plus en plus, il délaisse Phuket et Koh Samui pour des destinations moins touristiques. Sur la plage, il apprécie retrouver ses semblables pour tapoter sur un tam-tam et nous casser les oreilles, jusqu'au soleil couchant. Son style vestimentaire s'apparente à celui de nos ancêtres du néolithique. Les plus effrontés font la manche à Khao San road pour financer leur quotidien ou la suite de leur périple.
Leur nature profonde n'est ni perverse ni malveillante mais leur insouciance mêlée de vantardise sur une personnalité souvent fade ou égratignée ne m'émeut guère.
LE FARANG TAISEUX
Il voyage généralement seul, la compagnie ne le dérange pas mais son apparente froideur ne motive pas les autres à l'accoster. Il ne fait chier personne, il scrute l'horizon ou a le nez dans un bouquin, il est du genre réservé et discret. On le sent serein, confiant. Il n'est pas misanthrope mais n'hésite pas à changer d'air si quelqu'un de bruyant, irrespectueux ou malsain empiète sur ses plates-bandes. On l'aime bien le taiseux, il a de l'éducation et une certaine élégance. Il est souvent marrant et converser avec lui n'est jamais déplaisant.
LE FARANG EXPATRIÉ

L'expatrié salarié évite de faire des vagues ; si on veut durer ici, il s'agit de marcher dans les clous et d'éviter de se faire trop d'ennemis. Il est conscient du privilège de pouvoir vivre ainsi sous les tropiques, de profiter des avantages et du confort de vie typiquement thaïlandais. Impliqué davantage socialement, il est souvent de bon conseil mais sympathiser avec un expat lorsqu'on est touriste n'est pas si simple ; son flair et son expérience ne le trompent que rarement, il arrive à repérer les guignols et les margoulins à une vitesse fulgurante.
Il profite de ses weekends pour parcourir la proche région. Ses revenus ne sont pas faramineux mais sa vie est douce. On le croise de temps à autre, ici et là, aux anniversaires, inaugurations...
Les expats semblent ne pas apprécier les touristes, pourtant, la majeure partie d'entre eux survivent grâce à eux. Les expats trouvent le temps long pendant la mousson, leur langue est alors plus pendue qu'à l'accoutumée.
LE FARANG LIBIDINEUX

On trouve cet oiseau de nuit essentiellement à Bangkok, Pattaya ou Patong, on peut le reconnaître à son teint blafard et son haleine chargée. Il s'autoproclame " chasseur de yin ". Totalement accro à la gent féminine, son carnet d'adresse est surchargé. Le séducteur est beau parleur sans être forcément beau gosse. Passer une nuit sans conquête est pour lui un cauchemar. Il est bien souvent gros consommateur d'alcool et de viagra. Certains d'entre eux souffrent d'une réelle pathologie addictive. Leur compagnie n'est pas des plus agréables et les discussions sont lassantes, elles tournent inévitablement autour de la bagatelle.
Souvent mêlés à des histoires rocambolesques, leurs nuits ne sont pas de tout repos, il s'agit d'avoir une certaine robustesse physique, un confort financier et une bonne dose de chance pour passer le cap des 60 ans... Ceux qui ne réunissent pas ces 3 atouts sortent rarement indemnes d'une expérience nightlife exubérante et prolongée ; ils finissent ruinés, cirrhosés et seuls.
LE FARANG ARNAQUEUR
À l'affût des touristes de passage ou des retraités désireux de s'installer en Thaïlande, le farang arnaqueur repère avec minutie, une proie vulnérable. Il engage ensuite son travail de séduction. La victime, une fois hameçonnée lui accordera aveuglément sa confiance, l'escroc n'aura plus qu'à lui proposer ses " multiples compétences " et lui vendre n'importe quoi. Du service bidon, à la vente de terrain en passant par la pierre précieuse, etc... Plus l'arnaqueur est doué, plus il est difficile a repérer. En général, l'individu affiche une grande assurance dans son éloquence et sa rhétorique. Il n'est pourtant pas infaillible, alors à vous d'être sagace !
LE BOBO ÉPILÉ, DIGITAL NOMAD (OU PAS)

J'aurais préféré ne pas avoir à écrire ce paragraphe, mais depuis quelques temps, certains comportements ont tendance à profondément m'agacer.
Je le reconnais volontiers, dans le privé je n'ai jamais tellement fait preuve de tolérance ou de modération envers les individus toxiques, par contre je suis resté jusqu'alors respectueux et bienveillant avec tous, sur ce website et sur internet en général.
Impossible de toutes manières de dépasser certaines bornes sans se faire épingler par " l'œil inquisiteur des puissants algorithmes ". Pourtant, aujourd'hui, je craque, je perds le contrôle telle une cinquantenaire au concert de Céline Dion... Alors, je balance ce nouveau profil, quitte à passer pour un vieux chnoque et me faire recadrer par les mastodontes du numérique.
Son système pileux est savamment apprêté et très inspiré de celui des joueurs de foot. Le gars est souvent torse nu et assurément fier de sa musculature tapissée de tatouages ethniques dont il ignore généralement la signification profonde. Ses destinations favorites en Thaïlande sont Khao San road à Bangkok, Pai, Koh Phangan, Koh Tao, Koh Samui, Phuket, Koh Phi Phi, Railay... Contrairement au " punk à chien ", il est bien souvent issu de classes sociales aisées et séjourne dans des resorts assez luxueux et très en vogue sur les réseaux sociaux. Ces derniers occupent une grande place dans ses activités ; on poste plusieurs fois dans la journée même si celle-ci est totalement insipide : réveil de l'athlète bronzé dans les draps blancs de son king size, on enchaîne à la salle de sport ou à la manucure. On photographie ensuite son déjeuner vegan avant d'aller se ravitailler au dispensaire le plus proche pour ne pas tomber en rade dans la soirée. Il faudra aussi entretenir son teint cuivré en glandouillant à la plage et en exhibant son corps sculpté dans des lieux hautement stratégiques (beach clubs, walking street, bars huppés avec terrasse). Puis plus tard, pourquoi ne pas rejoindre cette bande de percussionnistes pseudo-hippies qui se sont appropriés la plage ou s'incruster à la psy-transe party avec DJ au bord de la piscine à débordement de l'hôtel ?
On s'ignore ou on se toise, on s'observe sans se voir, adieu les sourires bienveillants, place à la frime, au paraître et à la schizophrénie virtuelle.
JEUNES FARANGS EN COUPLE

Ils ont entre 18 et 30 ans, sentent bons le sable chaud, entretiennent leurs corps tels des sportifs de haut niveau et s'habillent sur les plateformes chinoises bon marché. Ils n'ont pas l'air particulièrement ravis d'être ici ; sourire n'est pas leur activité favorite, faire continuellement la gueule semblerait être beaucoup plus dans leurs cordes. On observe chez eux une absence totale de courtoisie envers les autres touristes et une condescendance ostentatoire vis à vis du peuple thaïlandais. Il semblerait en outre que la plupart d'entre eux tolèrent difficilement la frustration.
Aucun doute à ce sujet, les générations les plus jeunes montrent une réelle incapacité à gérer leurs émotions et canaliser leur violence. Pour une broutille, on distribue claques ou coups de poing avant de réfléchir.
Il s'agira en Thaïlande et plus particulièrement dans les zones touristiques telles que Phuket de ne pas avoir le regard trop insistant sur les courbes subtiles d'une belle slave fraîchement mariée ou de ne pas dire n'importe quoi aux comptoirs, à propos des conflits internationaux du moment...
Les jeunes couples occidentaux sont les premières victimes des réseaux sociaux et programment généralement les itinéraires les plus médiocres qui soient. On " prépare " son séjour en louvoyant entre l'IA et instagram. Une méthode négligée qui mène rarement à un résultat satisfaisant.
Rappel pour les moins vifs : passer une quinzaine de jours en Thaïlande peut s'avérer délicat pour les couples les plus fragiles. En effet, si vous partez sous les tropiques pour apaiser une situation sentimentale chancelante, le pays du sourire n'est pas à proprement parler une destination conseillée.

Amis followers, ne pensez-vous pas que ma plastique mérite quelques likes ?

Mélomane russe sur une plage tranquille de Phuket

Modeste hommage à Martin Parr

Le portable à portée de slip

Jeune papa sous l'oeil bienveillant de Bouddha

On joue les pin-ups sur les réseaux

Toujours se méfier d'un mec en chaussettes sous les tropiques...

Georges, notre ami germanique

...

Dis-moi comment tu t'habilles, je te dirais d'où tu viens...





