TRAVAILLER EN THAÏLANDE...

Vous recherchez un travail dans l'hôtellerie, l'informatique, l'immobilier, ou vous avez un projet solide de création de société, l'aventure thaïlandaise vous tente ? Pourquoi pas ! Vous gagnerez certainement en qualité de vie mais risquez de perdre tous les avantages sociaux dont vous bénéficiez en Europe...
TRAVAILLER EN THAILANDE, UN DOUX REVE
Publié par Rawai.fr - Mis à jour le 14/09/2022

MISE EN GARDE ET PAPERASSE...

Il s'agit alors de se poser les vraies questions sur la réalité du décor et ne pas se fier à votre dernier séjour idyllique de 15 jours. S'expatrier pour vivre dans une culture différente ce n'est pas à la portée de tout le monde...

Si votre employeur vous promet monts et merveilles, ou votre projet est sûr et bien ficelé, alors lancez-vous en sachant bien vous entourer et en respectant les lois thaïlandaises. De nombreuses activités professionnelles sont interdites aux étrangers. Pour les créateurs d'entreprise, nous livrons les démarches à suivre, relativement simples si vous êtes guidés par un avocat.

LES ACTIVITÉS INTERDITES AUX ÉTRANGERS

Travailler sans permis de travail dans le Royaume de Thaïlande est gravement puni par la loi et les sanctions peuvent passer de la grosse amende à l'emprisonnement, souvent accompagnée d'une expulsion à vie du territoire thaïlandais.

Cependant, même avec un permis de travail, un étranger ne pourra pas exercer n'importe quelle profession librement.

 CERTAINES ACTIVITÉS SONT INTERDITES AUX ÉTRANGERS :

  • Le travail manuel
  • Le travail dans l'agriculture, l'élevage, la pêche ou la supervision de ferme
  • Maçonnerie, menuiserie ou autres travaux de construction
  • Sculpture sur bois
  • La conduite d'un transporteur à propulsion mécanique ou non, exceptés les avions internationaux de pilotage
  • Superviser l'audit ou de donner des services en comptabilité
  • Coupe et le polissage des bijoux
  • Coupe de cheveux, coiffure ou soins de beauté
  • Tissage à la main, tissage de tapis ou fabrication de produits à partir de roseaux, de rotin, de chanvre, de paille ou de bambou
  • Production d'instruments de musique thaïlandais
  • Fabrication des produits en or, argent ou or-cuivre, d'articles en bronze
  • Fabrication de poupées thaïlandaises
  • Production de matelas ou de couvertures de couette
  • Réalisation de produits en soie à la main
  • Fonderie d'images de Bouddha
  • Fabrication de couteaux
  • Fabrication de parapluies en papier ou tissu
  • Cordonnerie, chapeaux
  • Courtage
  • Les travaux d'ingénierie dans une branche du génie civil concernant la conception et de calcul, d'organisation, recherche, planification
  • Travaux ou conseils d'architecture concernant la conception, le dessin des plans, l'estimation, la construction
  • Poterie, céramique
  • Guide ou de mener des visites guidées
  • La vente ambulante
  • Le travail de secrétariat
  • Domaines Juridiques ou des services de loi.

Il faudra donc être attentif au travail proposé par le futur employeur afin de ne pas se retrouver dans l'illégalité.

LE MIROIR AUX ALOUETTES

Ouvrir un bar en Thaïlande

En Thaïlande, c'est bien connu on rase gratis et les cailles tombent rôties du ciel... Décidément, TF1 et M6 se répètent dans la série des reportages à regarder avec des lunettes roses (je fais référence aux deux derniers diffusés récemment sur ces deux chaînes poubelles : "la Thaïlande, un nouvel Eldorado" et "la retraite idéale en Thaïlande") !!!
Il serait quand même temps de montrer toute la réalité du décor afin que tous les prétendants comprennent que s'expatrier pour travailler et vivre dans un pays à la culture différente demande une force de caractère, une ouverture d'esprit et un compte en banque bien approvisionné ! Ce n'est pas à la portée de tout le monde et au bout de quelques mois, les plages de sable fin et l'amélioration du pouvoir d'achat deviennent anecdotiques par rapport au reste.... Cela ferait peut être un peu moins de gens à la ramasse... Car le choc culturel, est une réalité.

Qui n'a jamais un soir glacial d'hiver, bloqué dans une maudite grève SNCF, pensé à tout larguer pour aller s'installer sous les tropiques ? La misère serait moins pénible au soleil ? Peut être, mais vous devez être réalistes et savoir que le nombre d'Occidentaux déçus, ruinés ou aigris (qui tombent de leur balcon ou qui finissent alcooliques aux limites de la clochardisation), pris au piège du miroir aux alouettes est une réalité. 

 AUSSI, NE NÉGLIGEZ PAS CES QUELQUES MISES EN GARDE :

  • Sachez que si vous êtes au bord de la dépression dans votre pays d'origine, vous ne serez pas plus heureux en Thaïlande. Le mieux est encore d'aller consulter. Nos psychiatres en France font des miracles, il vous suffira de quelques séances pour guérir vos blessures.
  • Si vous ne maîtrisez que la langue de Molière, alors orientez vos projets vers des pays francophones.
  • Si vous pensez gagner 50% de pouvoir d'achat, vous dépenserez deux fois plus...
  • Si vous accordez un peu trop au hasard, votre confiance à autrui, qu'il soit autochtone ou expatrié, vous vous ferez plumer.
  • Si vous avez un coup de foudre pour une belle et douce autochtone (partenaire potentielle), remettez-vous en question et laissez faire le temps...
  • Le pigeon (avide de renseignements et de bons conseils) venu pour s'établir et monter sa société est souvent la cible favorite d'habiles margoulins.
  • Pour ceux qui pensent qu'ouvrir un bar ou restaurant pourrait être une solution, il faudra savoir jouer avec la forte concurrence (faire preuve d'originalité et de professionnalisme), pouvoir survivre pendant la morte saison qui s'étire sur plus de six mois (partir avec un budget très conséquent) et jongler avec la difficulté de trouver du personnel sérieux et fiable (faire preuve de patience, de calme et de diplomatie).
  • Sauf si une société vous embauche, il vous faudra l'aide d'un avocat pour simplifier les démarches afin de créer votre société et obtenir votre permis de travail.
  • Ceux qui travaillent par internet pour eux-même ou une entreprise hors de la Thaïlande sont les seuls à ne pas être inquiétés par cette multitude d'emmerdements (sauf concernant les activités d'export, il est évident que si celles-ci concernent des volumes importants, une création d'entreprise est obligatoire).
  • Pensez au problème de la langue : les lois, les formulaires, et les instructions sont en langue thaïe. Tout doit être transmis au gouvernement en thaï. Pour faire des affaires, il est donc nécessaire d'avoir un traducteur professionnel si vous ne maîtrisez pas la langue écrite. L'anglais est bien sûr incontournable dans le monde des affaires aujourd'hui, et reste la seconde langue en Thaïlande.

 FAIRE DES PROJETS EN 2021...

La crise sanitaire 2020/21 nous a prouvé à quel point tout peut basculer du jour au lendemain. Nous savions tous qu'un simple grain de sable pouvait enrayer le business du tourisme et avions déjà subi les conséquences du Sars-cov, de la grippe aviaire, du tsunami, des incendies indonésiens, des risques d'attentat mais nous étions loin d'imaginer qu'une grippe pourrait ébranler ainsi la planète entière... Aucun de ces épisodes n'avaient duré plus de 3 mois.
Tous les étrangers qui travaillent en Thaïlande et dont l'activité se rapporte au tourisme se sont retrouvés du jour au lendemain dans une situation dramatique. Faute de revenu, bon nombre d'entre eux ont du faire le choix du rapatriement, certains se sont recyclés dans l'élevage, d'autres survivent grâce aux dons ou aux aides familiales, les moins fragiles subsistent en ponctionnant leur épargne. 
Une grande partie des digital nomads de Thaïlande a été moins impactée, les traders, les youtubeurs, les spécialistes (coachs, profs, psys, escrocs...) en ligne, les développeurs web se la coulent douce à Koh Phangan. Les guides web de voyage, après un an de crise, sont à bout de souffle et ceux qui sont installés en Thaïlande à l'année, ne bénéficient d'aucune aide de l'état. Ils dépérissent et retardent leur inévitable rapatriement. 
Bref, cette épreuve ne va guère inciter les plus aventuriers à partir ouvrir leur pâtisserie à Phuket (de toutes façons, le marché était déjà saturé avant le covid...) et si l'on écoute les scientifiques de mauvaises augures, ce genre de cataclysme pourrait devenir récurrent. Rien de bien encourageant pour les amoureux du voyage ou ceux qui veulent s'installer et travailler sous les tropiques.

LA CRÉATION D'ENTREPRISE EN THAÏLANDE

Si vous avez l'intention de faire des affaires en Thaïlande, alors créer une entreprise sera nécessaire, mais pas particulièrement difficile. La Thaïlande est un pays capitaliste avec un marché libre et une bureaucratie assez flexible.
Le système légal de taxes concernant les entreprises et les citoyens sont largement inspirés des États-Unis et des pays d'Europe. La plupart des étrangers le trouve raisonnable et facile à intégrer.

Créer une affaire en Thaïlande, demande avant tout de savoir gérer une entreprise, ou un fond de commerce. 
La partie la plus importante est que l'entreprise soit financièrement viable, et que le marché clairement soit défini pour vos produits ou vos services. Le processus d'enregistrement de la société est la partie "facile".

Les lois en Thaïlande sont assez nationalistes. Dans la majeure partie des cas, l'entreprise doit être possédée "à majorité" par des Thaïs, en tant qu'actionnaires. Ce qui signifie que l'entreprise ne peut être possédée à plus de 49% par des étrangers.
C'est de loin le problème le plus important pour un grand nombre d'étrangers.

Les exceptions (la possession d'une majorité étrangère) demandent une licence spécifique ("Foreign Business License") du ministère du commerce, normalement obtenue par le biais du Comité d'Investissement (Board of Investment, B.O.L), sur la base de grands investissements d'argent, d'un grand nombre de Thaïs employés, ou par des transferts technologiques à la Thaïlande (comme dans le secteur de l'énergie). Le secteur de l'entreprise compte aussi beaucoup.
Cependant, la gérance de la société, la prise des décisions, ne sont pas nécessairement perdues en n'étant pas le "propriétaire majoritaire". Il y a des mesures simples grâce auxquelles les étrangers peuvent contrôler complètement une entreprise.

  • Par exemple, vous avez 40% des parts, et les Thaïs en ont 60% :

Vous êtes le seul gérant.
Vous êtes le seul signataire d'autorité. Par les lois des entreprises, toutes les décisions doivent être signées par le gérant.
Les parts peuvent avoir des coefficients différents lors des votes, par exemple certaines parts peuvent avoir un pouvoir de vote de 2 fois (ou plus). A noter que cette particularité peut changer avec les nouvelles lois en cours.

  • Vous pouvez aussi :

Établir un quorum d'actionnaire de 61% (présence minimum d'actionnaires nécessaires à la validité d'une décision). Ainsi, par la loi, il n'y aucune prise de décision possible sans votre présence, et donc impossibilité de nommer un nouveau gérant.

Avec certains cabinets d'avocats, il est courant pour les étrangers de racheter les actions des actionnaires thaïs, juste après la création d'entreprise. Vous pouvez donc redevenir actionnaire majoritaire, mais au vu de la loi, vous êtes en illégalité (un problème moins important selon ces cabinets que ceux d'un actionnaire minoritaire). Les actionnaires thaïs "délaissent" leurs parts avec des contrats signés mais non datés. Aux yeux de la loi, les parts ne peuvent être délaissées sans propriétaire. Conserver des parts non-transférées et non-datées dans un coffre fort représente un risque de vol. Et il est demandé de rapporter tout transfert de parts dans un Rapport Annuel.

Une autre tactique est d'avoir un cabinet d'avocat vous obtenant des actionnaires qui ne vous rencontreront "jamais", et qui ne vous connaissent même pas. mais c'est illégal... De plus, si votre entreprise devient un jour viable et prospère, et que vous avez un "accident regrettable", vos associés invisibles récupéreront le capital et la propriété de l'entreprise.

Il ne s'agit pas d'exagérer les complots, ils sont en général rares. Mais il est vital de connaître les risques.
Il est aussi conseillé d'établir clairement dans un testament où ira la richesse d'une entreprise en cas de décès.

L'OBTENTION DU PERMIS DE TRAVAIL

Avant tout, un permis de travail en Thaïlande ou “work permit” est obligatoire pour toute personne étrangère désirant pratiquer une activité professionnelle ou bénévole. Ce permis de travail est délivré par le ministère du travail (Department of Employment of Ministry of Labour).

 OBTENTION DU PERMIS DE TRAVAIL THAÏLANDAIS

Généralement, il est préférable de demander à son employeur de passer par un cabinet spécialisé qui gérera les procédures pour obtenir le permis de travail car les démarches sont plutôt complexes.
Étant donné qu'il existe un quota à respecter, toutes les sociétés ne peuvent prétendre à embaucher un étranger. En effet, le recruteur doit par exemple, employer 4 Thaïlandais par étranger employé, voire disposer d'un capital social minimum.

Si vous voulez créer votre propre affaire, alors vous pouvez obtenir un permis de travail pour vous même en créant une entreprise, en employant des Thaïs (normalement 4 par permis de travail), en vous payant suffisamment (minimum de 50 000 bahts par mois pour un étranger), et en payant toutes les taxes. Le capital minimum de départ de l'entreprise doit être de 2 millions de bahts par permis de travail, ou 1 million si le demandeur du permis de travail est légalement marié à un(e) Thaï(e).
Vous pouvez donc entrer en Thaïlande avec un visa touriste, et après avoir créé votre entreprise, utiliser celle-ci pour votre demande de visa non-immigrant B.

Il existe 2 phases de processus afin d'obtenir un permis de travail :

A/La demande d'un visa non-immigrant « B » auprès de l'Ambassade thaïlandaise ou d'un consulat hors de Thaïlande.
B/La demande du permis de travail « work permit » en Thaïlande une fois le visa en possession du futur employé.
Les cas d'exemption de permis de travail sont assez rares mais existent toutefois. Ce privilège est généralement réservé aux représentants officiels de nations étrangères ou aux personnes qui, pour une raison bien précise, disposent d'une exemption spécifique accordée par le gouvernement thaïlandais.

 CONDITIONS D'ÉLIGIBILITÉ

Il faut savoir qu'il est indispensable de détenir un visa « non-immigrant » pour aspirer au permis de travail. Ce visa est délivré par une ambassade ou un consulat thaï en général, dans son pays d'origine.
L'employeur, peut effectuer la demande de permis de travail avant l'arrivée de l'employé en Thaïlande, mais le permis ne sera remis qu'une fois le salarié arrivé sur le territoire de Thaïlande.
Le « Work Permit » apparaît sous la forme d'un passeport bleu dans lequel sont consignées toutes les autorisations. Il stipule toujours le nom de l'employeur, les fonctions et tâches de l'employé et les lieux où le permis de travailler est effectif.
Il est valable uniquement pour le travail désigné, une certaine durée (environ 1 an) et un lieu précis. Tout changement doit être signalé et renseigné dans les pages prévues à cet effet dans le livret bleu. Il est renouvelable, avant échéance, par période d'1 an. Il devra être restitué à l'employeur à la fin de l'activité professionnelle.

IMPORTANT :
Il faut noter qu'un permis de travail expire toujours lorsque le visa de l'employé expire. Dans ce cas, il faudra renouveler le visa et le permis de travail thaï.
Par ailleurs, un permis de travail devra être renouveler avant son expiration, auquel cas une nouvelle demande complète sera à effectuer auprès des autorités compétentes.
Une fois procuré, le livret bleu devra être conservé sur le lieu de travail et présenté en cas d'inspection

 DOCUMENTS À FOURNIR

IMPORTANT : D'une manière générale, les documents nécessaires à la demande du permis sont rassemblés et complétés par l'employeur. Néanmoins, c'est à l'employé de venir retirer le permis de travail auprès de l'administration thaïlandaise.
Toutefois, il est préférable de passer par un cabinet spécialisé dans ce type de demande complexe dans le but que tout soit réalisé dans les règles.

  • Pour les résidents non-permanents : passeport avec visa « non-immigrant » approprié.
  • Pour les résidents permanents : passeport, attestation de séjour « Alien book » et permis de résidence.
  • Diplômes et cv + lettre(s) de recommandation
  • Formulaire rempli par l'employeur, et documents précisant l'emploi concerné (type de travail, durée, lieu, déplacements prévus, l'organigramme de l'entreprise d'accueil, le plan d'entreprise …)
  • Copie des déclarations fiscales de l'entreprise d'accueil (Por Ngor Dor 50)
  • Un certificat médical de moins de six mois agréé par un médecin thaïlandais + copie des attestations de vaccination.
  • 3 photographies d'identité 5X6cm
  • Si l'employé(e) est marié à une thaïe (un thaï), il faudra fournir la pièce d'identité du conjoint, le certificat de mariage et le(s) certificat(s) de naissance éventuel(s).
  • Des frais administratifs : 1000 Bahts
  • Il est possible que vous soient demandées des traductions certifiées conformes en thaï ainsi que des photocopies des différents documents.
  • Les permis peuvent être demandés auprès de deux organismes:

Le « Department of Employment » à Bangkok
Le « One Stop Service Center » : 207 Rachadapisek road, Krisda Plaza, 3-5ème étages, Dindaeng, Bangkok 10310
Hors de Bangkok, il faudra contacter le « Provincial Employment Office » duquel dépend la ville de l'employé pour effectuer les démarches nécessaires.
Les délais d'obtention du « Work Permit » vont de 2 à 3 semaines.

Au boulot !

 LES DIFFÉRENCES CULTURELLES AU TRAVAIL EN THAÏLANDE

Les jours passent et de nombreux expatriés se rendent compte que cela fait déjà quelques années qu'ils travaillent en Thaïlande. L'une des questions les plus intrigantes concerne alors les différences culturelles au travail et les méthodes de management qui permettent de faire croître une activité de manière pérenne.

 LA SUPERVISION :

Le manager est également responsable de la qualité du bien ou du service vendu. Il doit vérifier méticuleusement que le travail des employés est conforme à ses attentes. Afin d'éviter toute situation de conflit ou de confrontation, il est commun que les Thaïlandais alertent différemment leur supérieur hiérarchique. Au lieu de contredire quelqu'un d'autre ou de montrer du doigt une situation délicate, c'est au manager de connaître son équipe et de comprendre ce qu'il se passe.

 LE CLIMAT SOCIAL AU TRAVAIL :

Les Thaïs accordent une importance particulière aux relations sociales. C'est un des éléments les plus importants dans une entreprise. Lorsque les personnes se sentent bien, elles restent. Le manager doit prendre ses responsabilités très au sérieux et s'occuper de son équipe. L'organisation de voyages et dîners d'entreprises sont très répandus. Il faut avant tout connaître, comprendre et aider vos collègues Thaïs afin de cultiver leur respect en vertu des différences culturelles.
Les Thaïs aiment aussi s'amuser et rigoler en groupe. Le climat social est généralement chaleureux afin que tout le monde se sente à l'aise.

 LA CRITIQUE :

Il ne faut jamais critiquer de manière directe les Thaïs au travail et encore moins lorsqu'ils sont en groupe. Cela pourrait leur faire perdre la face, c'est une situation extrêmement humiliante qu'il faut éviter. Préférez les conversations plus intimistes et les remontrances indirectes. Par ailleurs, les blagues au second degré sont à proscrire. Tout en gardant la face, ces blagues a priori inoffensives peuvent être très blessantes et conduire à des situations délicates.

 LA PATIENCE : 

Les problèmes de communications sont communs à tous les étrangers qui travaillent en Thaïlande, à cause de la langue et du vocabulaire, mais aussi de la culture. Il est primordial de garder son calme et son sang froid en toute circonstance afin de montrer que l'on maîtrise la situation.

 LE LEADERSHIP :

Le style de leadership en Thaïlande est plus autocratique et paternaliste qu'en France par exemple. La délégation, le lean management et les décisions prises à l'unanimité sont des méthodes à manier avec beaucoup de précautions. La société et le système de valeur thaï accepte et encourage une hiérarchisation des rôles au travail. Ainsi, bien qu'une ambiance de travail détendu et agréable soit de mise, le dirigeant est une personne responsable qui prend des décisions et sait se faire respecter. Il est d'autant plus important de se faire respecter de part son expérience et ses prises de décisions.

FACEBOOK, UN OUTIL DE DÉNONCIATION...

Depuis les nombreuses manifestations à Phuket de l'été 2013, les travailleurs thaïlandais les plus nationalistes s'insurgent contre les d'étrangers exerçant librement sans permis de travail et sans être contrôlés. Le gouvernement depuis, a décidé de faire la chasse aux travailleurs illégaux, une chasse jusqu'alors limitée aux malheureux exploités et méprisés birmans...
Les premiers à en faire les frais avaient été les Russes travaillant à Patong, certainement pour calmer l'hostilité et la violence des chauffeurs de taxi thaïlandais.
Aujourd'hui, la police a tout simplement décidé d'ouvrir un compte facebook dédié à la dénonciation des fraudeurs ! Le compte fonctionne à merveille, ça balance à tour de bras ! Ces méthodes rappelleraient à nos grands parents de biens pitoyables souvenirs.
(Même en France la dénonciation pour les fraudeurs aux impôts, assedic et allocations familiales est conseillée par nos politiciens. Le plus fort : si elle s'avère fausse, il n'est pas possible de poursuivre l'affabulateur en justice ! Et moi pauvre benêt, qui pensait que la dénonciation était réprimée par la loi...).
Vous l'aurez compris, si vous voulez consultez ce compte facebook, vous devrez le trouver vous-même.

OUVRIR UN BAR EN THAÏLANDE

En 2000, je me souviens, il était déjà trop tard pour subsister grâce aux revenus d'un bar. En fait, à part quelques exceptions, personne n'a jamais gagné vraiment beaucoup d'argent avec ce genre de business, que ce soit café, bar de nuit ou restaurant, même à "la grande époque" de l'essor fulgurant du tourisme en Thaïlande, de 1980 à 1995. Certains (les plus malins), arrivés au bon endroit dans une période idéale, en investissant des sommes encore raisonnables ont su faire fructifier et développer leur établissement mais la grande majorité des investisseurs ont perdu de l'argent en venant ouvrir un bar en Thaïlande. Le fantasme du bar à hôtesses, synonyme d'argent facile, a fait des centaines de milliers d'émules mais peu d'entre eux se sont posés la question essentielle : comment être rentable à l'année sur une saison touristique qui ne dure que 4 mois ?

Sans parler des aléas conjoncturels économiques, des épidémies, des catastrophes naturelles et écologiques, des attentats terroristes, des guerres qui impactent régulièrement le marché touristique.

Beaucoup d'individus pensent que l'activité ne nécessite pas de qualifications particulières et ne demande pas un énorme investissement financier, que c'est le type d'entreprise le plus simple à créer en Thaïlande. Ces bougres sont bien loin du compte et pourraient se prendre une grosse baffe s'ils mènent leur projet à terme... Les victimes sont nombreuses à s'être laissées guider par leurs fantasmes inavouables pour acheter au final un bar minable et mener une vie délurée où le quotidien rime avec alcool  et jeunes filles en fleurs... Pour pérenniser un tel projet, il ne faut pas se perdre mais avoir une ligne de conduite et s'y tenir. Mettre toutes les chances de son côté pour ne pas se retrouver clochard ou alcoolique.

 QUEL PROFIL POUR OUVRIR UN BAR ?

Si vous étiez un incapable dans votre pays d'origine, rien ne changera en Thaïlande, même bien accompagné vous resterez une nullité. Pas de quoi en faire un drame, des millions d'individus s'en accommodent sans gémir et vivent plutôt heureux. Si vous étiez dépressif avant de vous expatrier, il est fort probable que votre état ne s'améliore pas sous les tropiques. Seule, votre vie sexuelle pourrait devenir plus animée sans pour autant devenir épanouissante et à condition de ne pas être sans le sous.

L'aventure est nettement plus sympathique avec un associé, les moments difficiles sont moins déprimants et les vautours sont moins menaçants. Tant qu'à faire, choisissez un partenaire plus qualifié et plus instruit que vous.

 FAIRE UNE ÉTUDE DE MARCHÉ

Pas besoin d'avoir fait une école de commerce pour lancer une vague étude de marché et définir les principales lignes de votre projet, détailler vos spécialités et vos différences face à la concurrence.
Si vous n'avez jamais été en Thaïlande, reportez l'aventure à plus tard. Il est primordial de bien connaître la culture du pays et sa population, de multiplier les expériences humaines avec les locaux et les expatriés avant d'envisager d'y monter sa société.
Il est également important de partir à la bonne époque de l'année. Il faudra être prêt en début de haute saison pour pouvoir commencer à travailler le plus tôt possible avec les touristes. 

 COMBIEN INVESTIR ?

Dans un premier temps, il est crucial de ne pas dépenser plus du tiers de son budget total, sinon vous ne passerez pas l'hiver. Les mégalomanes se cassent souvent la gueule et ont le don d'attirer tous les arnaqueurs de la région. Les Thaïlandais ne supportent pas les farangs flambeurs et prétentieux. Démarrez petit et agrandissez selon le fonctionnement de l'entreprise. Sachez investir à bon escient et soyez très observateur vis à vis de la concurrence.
Depuis la crise sanitaire, le coup d'arrêt porté aux bar à hôtesses a été fatal. Les envies occidentales de changer d'air et d'entreprendre sous les tropiques ont pris un sacré coup de vieux. Le marché du tourisme en Thaïlande est au plus mal et n'est pas prêt de sortir du marasme économique avant plusieurs années. Tout ça pour dire que les périodes de crise sont généralement les plus intéressantes pour investir...

 QUELS SONT LES PRINCIPAUX PROBLÈMES ?

  • En France ou en Thaïlande, vous subirez les mêmes galères administratives. 
  • Pour un petit commerce vous paierez moins de taxes en Thaïlande et votre fond vous reviendra moins cher. 
  • Les frais fixes sont moins importants en Thaïlande.
  • Un avocat adoucira votre nouvelle vie et vous évitera de tomber dans l'illégalité et certains pièges.
  • Vous devrez avoir le visa B pour travailler. 
  • Le personnel thaïlandais est du genre versatile et difficile à trouver.
  • La saison touristique ne dure que 3 mois et la première année est très difficile.
  • La règle n°1 dans un bar est de ne pas avoir de relations sexuelles avec son personnel.
  • Depuis le début du 21ème siècle, le nombre de bars dans les villes touristiques s'est multiplié. La situation frise le ridicule et la concurrence est à son paroxysme.

DIGITAL NOMADS EN THAÏLANDE

LES 15 MEILLEURS PAYS POUR LES DIGITAL NOMADS
Digital nomad, synonyme de voyage, de liberté et d'autonomie, le terme et le statut font rêver certains jeunes (et moins jeunes) adultes qui ne se sentent pas prêts à intégrer notre société du travail ou la refusent catégoriquement. Nous ne les blâmerons pas. Travailler 35 heures par semaine pour un malheureux smic, qui s'évaporera dans des frais d'assurances, d'essence, d'électricité, des mensualités de crédits et le loyer d'un minable studio de banlieue n'a rien d'excitant. Ceux qui refusent de se conformer aux codes sociaux classiques, ceux qui rejettent les pressions et les standards de notre société occidentale profiteront de cette nouvelle alternative moderne pour s'épanouir sans pressions hiérarchiques, ni contraintes absurdes. À condition bien entendu, d'avoir les compétences requises...

La Thaïlande est considérée par les nomades numériques comme un excellent pied à terre pour exercer leurs activités. D'après une enquête effectuée par le Club Med en 2021, le pays du sourire est même classé en 1ère position devant le Sri Lanka et Singapour. D'après cette même étude, Phuket est la destination jugée la plus favorable par les digitals nomads du monde entier !
Les métiers les plus adaptés au statut sont la traduction, la rédaction web, le développement web, le graphisme, le coaching, le marketing, l'entrepreneuriat web, le trading... 
Bricoler sur internet, nous sommes une joyeuse tripotée de branquignoles à nous y employer. Ceux qui parviennent à générer un salaire digne de ce nom sont beaucoup moins nombreux. Selon nous, il est nécessaire qu'un entrepreneur dispose d'au moins 1 300 € par mois pour survivre au Vietnam, au Cambodge, ou en Thaïlande (à condition d'être célibataire, très économe et de ne pas avoir de problème de santé). Les "influenceurs voyage et lifestyle" francophones de notre espèce sont seulement quelques dizaines de milliers à pouvoir vivre et survivre de leurs activités non salariées sur la toile à condition que la conjoncture ne soit pas catastrophique. Force est de constater que l'industrie du tourisme n'a pas été épargnée ces derniers temps. Il faudra être particulièrement qualifié, inventif et travailleur pour ne pas se faire abattre en plein vol et pouvoir supporter toutes les turbulences.
Tout ça pour dire que nos situations sont vraiment précaires, alors si vous n'avez pas les reins solides, un moral à toute épreuve, arrêtez de vous imaginer digital nomad sur une plage tropicale et envisagez le CDI dans une PME de banlieue...

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