LES ANIMAUX EN THAILANDE

Animaux en Thailande

Il y a 264 espèces de mammifères en Thaïlande, dont 3 sont gravement menacées d'extinction, 11 sont menacées, 24 sont vulnérables, et 2 sont quasi-menacées. Nous parlerons ici des principaux que vous rencontrerez à coup sûr, lors de votre séjour. Mieux vaut fermer les yeux sur l'exploitation touristique mercantile des singes et des éléphants, pas toujours bien traités... Comme en Indonésie la culture de l'huile de palme risque de faire disparaître bon nombre de races vivants dans la forêt. Bref le constat n'est pas reluisant et ferait craqueler net, l'épaisse couche de fond de teint de Brigitte Bardot. Ne dérangez pas les animaux sauvages, sachez vous tenir à bonne distance et ils supporteront votre présence. Par contre, j'encourage tout le monde à écrabouiller ces saloperies de scolopendres avant qu'elles ne vous bondissent à la face...

  L'ELEPHANT

éléphants en Thailande

Il y a une dizaine d'années, on pouvait encore observer les éléphants en liberté à Phuket, il s'agissait d'avoir l'oeil ouvert à moto...
A l'école de Chalong (pendant les vacances scolaires) un pachyderme un peu énervé avait tout détruit, cela avait encouragé l'administration à envoyer les dernières bêtes sauvages sur les îles proches. Période donc révolue puisque les derniers éléphants que l'on peut voir sont utilisés pour les "trekking" ou au zoo.

Ses défenses d'ivoire, incisives supérieures allongées sont surtout visibles chez les mâles adultes et peuvent atteindre jusqu'à 1 mètre de long et peser 100 kilos. Sa longévité est de 70 ans mais la moyenne d'age se situe plutôt entre 40 et 50 ans.
Par rapport à leurs congénères d'Afrique, les éléphants d'Asie sont plus petits, possèdent des oreilles moins larges ainsi que deux bosses au sommet de la tête. Ils ont le dos rond ou plat au lieu d'être creusé et leur trompe, dont l'extrémité leur permet d'attraper et de saisir, n'est munie que d'un seul doigt au lieu de deux chez l'Africain.
Son régime alimentaire copieux (200 kilos par jour) est très varié : plantes sauvages, fleurs de palmiers, bananes, morceaux de bois ou d'écorce, feuilles, etc… Il se déplace dans la jungle, très facilement malgré sa stature imposante, et possèdent une grande stabilité due à la taille de ses pieds.
Longtemps utilisé par l'homme comme moyen de transport en forêt ou même comme animal de guerre dans les armées, c'est surtout comme animal de trait, chargé de transporter les troncs d'arbres abattus, qu'il fut employé ces dernières décennies.
En 1989, la loi interdisant l'abattage des grands arbres en Thaïlande (en particulier les tecks) eu pour conséquence de priver les éléphants de leur emploi traditionnel. Quelques spécimens devinrent l'attraction de centres de dressage ou furent exploités dans le secteur touristique. La plupart furent laissés pour compte, abandonnés par leurs propriétaires qui n'avaient plus les moyens de s'en occuper.
Au début du 20ème siècle, plus de 100 000 éléphants étaient signalés sur le territoire thaïlandais. On en dénombre actuellement moins de 3000, concentrés dans le Nord et les parcs nationaux.

  LES SINGES

singes de Thailande

Toujours amusant de voir les singes entraînés pour décrocher les noix de cocos, dans quelques temps ces pauvres bêtes devront se trouver un autre job vu le rythme fou avec lequel les cocoteraies disparaissent, grignotées par l'immonde béton.

En Thaïlande on peut observer dans les forêt les surilis, les macaques (on dénombre 6 familles différentes), les lutungs (2 familles) et les hylobates, (4 familles) plus communément appelés les gibbons.

Il est recommandé d'éviter d'approcher les singes sauvages de trop près, ils sont agressifs, peuvent frapper et mordre. On se souvient d'une femme agressée par des macaques qui fut poussée hors de son balcon et dont la chute fut fatale...

Lopburi est la ville de Thaïlande où il y a le plus de singes. A l'origine les singes passaient la journée à San Phra Kan et ne quittaient le sanctuaire que la nuit venue, traversant la rue pour aller se jucher sur les tours de Phrang Sam Yot. Récemment, la bande de singes s'est scindée en deux. Un groupe dissident, à la tête duquel se trouve un mal dominant à moitié aveugle, a abandonné le calme des sanctuaires pour les lumières de la ville.

Ces renégats causent de nombreux dommages en se balançant sur les devantures des magasins et en répandant leurs excréments sur le pare-brise des voitures. De nombreux habitants de la vieille ville ont même été contraints de prendre des mesures pour protéger leur antenne de télévision. Certains jurent que les singes de la cité prennent les trains d'assaut pour se rendre dans d'autres régions, ne revenant à Lopburi qu'après s'être bien promenés...

  LES SERPENTS

serpents en thailande

La sempiternelle question du touriste: Y'a t'il des serpents à Phuket? Oui et même beaucoup... puisque l'île est l'endroit dans le sud-est asiatique où l'on dénombre la plus grande variété d'espèces !
Cela dit pas de panique les accidents sont très rares et la légende dit qu'il y a plus de victimes avec les chutes de noix de coco qu'avec les morsures de serpents !

Aussi bien en ville qu'en milieu rural il n'est pas rare de croiser un cobra, un python ou les petits serpents verts si bien camouflés dans les feuillages...

On recense plus d'une soixantaine de variétés dans le pays dont une majorité dangereuse. Les principales familles sont les cobras, les vipères, les serpents de mer, les pythons, les couleuvres, les serpents d'eau, les serpents loup, les serpents d'arbre, les serpents fouets, les serpents corail, etc...

Il faut donc rester prudent mais en général ils fuient dès qu'ils ont détecté notre présence...

L'un des plus grands spécimens de python a été capturé en Thaïlande et avait une longueur de 12,20 mètres et un poids de 220 kg !


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  LE VARAN

Varan en Thailande

Méfiez-vous des varans, ils sont rapides et peuvent mordre, ils ne sont pas venimeux mais la gueule de l'animal est d'une telle putréfaction que l'infection suite à une morsure peut être fatale...

On les trouve généralement avec un peu de chance le long des côtes rocheuses, sur les plages à la recherche de quelques charognes.

Le Varan malais peut atteindre presque 3 m de long et peser jusqu'à 60 kg. Cependant, la moyenne des individus mâles est inférieure à 2 m. Il vient en troisième position par la taille après le Varan-crocodile et le Dragon de komodo. C'est un animal semi aquatique.

Le varan malais est un très bon nageur, il séjourne souvent dans l'eau où il passe volontiers la nuit. Les varans s'apprivoisent assez facilement et vivent jusqu'à 20 ans en captivité.

Leurs mâchoires sont solides mais peu puissantes. Ils grimpent aux arbres sans aller très haut à la recherche de proies. Les varans sont actifs le matin lorsqu'il fait encore frais, ensuite ils se réfugient à l'ombre des arbres et des arbustes.

  LA SCOLOPENDRE

scolopendre en Thailande

Laide, dangereuse et agressive, la scolopendre fait bondir ceux qui la connaissent. En général on trouve cette sale bestiole sous la terre, sous les cailloux mais elle se fourre partout y compris à l'intérieur des maison, sa morsure est très douloureuse voire mortelle chez les plus faibles.

Chacun des nombreux segments porte une paire de pattes sauf le premier dont la paire d'appendices est transformée en paire de crochets à venin. La morsure des plus grandes espèces est douloureuse pour un homme adulte et peut parfois être dangereuse pour un enfant. On le trouve dans tous les pays tropicaux. Il existe de nombreuses espèces différentes pouvant dépasser les 30 cm de long sous les tropiques.

Ils sont tous terrestres mais ont besoin d'un milieu humide. Ce sont des espèces lucifuges (qui fuient la lumière). Ils affectionnent les lieux sombres, humides et chauds (bois, litière ou friches, recoins sous les pierres, écorce des arbres). Ils se faufilent occasionnellement dans les maisons, bâtiments, tentes… par de petits orifices. Ils quittent leur abri pour chasser la nuit et se nourrissent d'insectes (araignées, fourmis, cafards...). Les plus gros spécimens n'hésitent pas à s'attaquer à de petits mammifères (souris, lézards…). Les scolopendres attaquent leurs proies de manière foudroyante ! Ils peuvent vivre cinq ou six ans et jouent un rôle important dans les communautés d'espèces qui contribuent à la production du sol et en particulier de l'humus.

  LE GECKO

gecko en Thailande

Ce sympathique reptile est très courant dans toute l'Asie du sud-est, comme les petits lézards, il se gave d'insectes toute la journée. Ses couleurs varient selon ses humeurs.

Ce nom provient du malais « Gekoq », qui est une onomatopée correspondant au cri d'un gecko indonésien.
Les mâles ont des pores fémoraux (petits points) en forme de V au-dessus du cloaque. De plus le mâle crie de façon différente par rapport à la femelle.
Le Gekko gecko présente la particularité d'avoir des setae : il s'agit de poils microscopiques situés sous ses pattes, qui offrent un grand pouvoir d'adhésion sur des supports lisses, verticaux. L'animal peut se mouvoir sur des plafonds.
Ce gecko plutôt massif, doté d'une grosse tête à la mâchoire puissante, il peut mesurer jusqu'à 35 cm pour les plus grands spécimens. Il est nocturne, gris bleuté avec des points blancs et rouges régulièrement espacés, et des excroissances.
Ce gecko est insectivore et carnivore. Il consomme la plupart des insectes de taille adaptée, et n'hésite pas à consommer de petits reptiles (dont à l'occasion de sa propre espèce) ou de petits mammifères comme des souriceaux ou de petits oiseaux. Il ne se nourrit que de proies vivantes.

  LA TORTUE MARINE

NAI YANG TORTUE

Sur les plages du nord de Phuket, vers l'aéroport, les tortues marines viennent pondre.

Elles peuvent nager rapidement et plusieurs espèces sont capables de vitesses pouvant atteindre 35 km/h ; à la différence des tortues d'eau douce, elles avancent par l'action simultanée des membres antérieurs.
On pense que certaines tortues marines peuvent dépasser les 150 ans. On a mesuré un record de plongée de 6 heures pour une tortue verte.

La tranquillité de la plage de Nai Yang, loin des flux touristiques, en fait l'endroit privilégié pour la ponte des tortues de mer géantes (Giant Ridley Sea Turtle), qui peuvent peser jusqu'à 850 kg. Chaque année, entre Novembre et Février, ces géants patauds se hissent sur la plage la nuit pour pondre leurs œufs, creusant des trous avec leurs nageoires postérieures pour les y enfouir. Elles peuvent pondre jusqu'à 200 œufs. Malheureusement, le nombre de ces tortues de mer continue de décliner. Pour en assurer la sauvegarde, des programmes de sensibilisation ont été mis en place, et de jeunes tortues nées en captivité sont remises en liberté. Les tortues pondent généralement très tard dans la nuit, mais peut-être aurez-vous la chance d'être témoin de ce miracle de la nature. Soyez alors très discrets et essayez de ne pas les déranger. Un autre endroit de ponte se trouve à Thaï Muang, à une trentaine de kilomètres de là, hors de l'île.

  LA LIMULE

Limules en Thailande

Ses oeufs sont très appréciés par les thaïs (on les surnomme le caviar thaï...) Ils sont servis très épicés en salade.
L'animal mi-crabe, mi-araignée a aussi été la source d'inspiration des designers pour la représentation d'Alien au cinéma.

La limule semble n'avoir pratiquement pas évolué morphologiquement depuis plus de 350 Millions d'années. Elle est parfois appelée « crabe des Moluques » ou « crabe fer à cheval » ou encore « crabe au sang bleu », bien qu'il ne s'agisse pas d'un crustacé mais d'un chélicéré comme les araignées et les scorpions.
La limule peut mesurer jusqu'à 50 centimètres et vivre jusqu'à 30 ans. Elle fut menacée d'extinction à la suite de son utilisation par l'homme comme engrais, sous prétexte qu'elle était responsable d'une consommation excessive de mollusques. Elle fut en voie d'extinction jusqu'à ce que l'on découvre, dans les années 1960, les propriétés uniques de son sang désormais très étudié: "L'hémolymphe de la limule est de couleur bleue du fait de la présence d'hémocyanine au lieu d'hémoglobine. Ses cellules sont des amibocytes qui réagissent en présence d'endotoxines bactériennes (composés ayant un effet pyrogène dangereux lorsqu'ils sont injectés chez l'homme) en produisant une protéine transformant l'hémolymphe en gel. La limule n'ayant pas de système immunitaire, ce gel lui permet de bloquer les infections bactériennes.
Cette particularité fait que, depuis les années 1970, on utilise l'hémolymphe de la limule pour produire un réactif, employé notamment dans le domaine pharmaceutique pour tester l'absence d'endotoxines dans les médicaments, les produits de dialyse et le matériel médico-chirurgical." La limule est depuis pêchée, puis relâchée après prélèvement sanguin et marquage (pour lui éviter un deuxième prélèvement sanguin).

La limule vit au fond d'eaux peu profondes (5 à 10 mètres) et se nourrit de petits animaux marins comme des poissons ou des crustacés qu'elle broie avec la base de ses pattes antérieures, sa bouche étant dépourvue de dents.

  LE COLUGO (LEMUR VOLANT)

colugo en Thailande

Le galéopithèque (Colugo) ou « lémur volant ».

Le galéopithèque, de l'ordre des dermoptères, est un rongeur volant de la famille des marsupiaux vivant dans la péninsule sud-thaïlandaise. Il se caractérise par sa petite taille (34 à 42 centimètres de long dont 25 centimètres de queue). Son museau est semblable à celui des chiroptères (chauves souris).

Ses membres antérieurs sont reliés aux membres postérieurs et aux flans par une membrane alaire, le « patagium », qui lui permet un vol plané prolongé de plusieurs dizaines de mètres (parfois même de plus de 100 mètres). Cette membrane enserre également la queue et les doigts, toujours au nombre de cinq et munis d'ongles courts recourbés.

Le galéopithèque est actif la nuit et vit dans les arbres. Pendant la journée, il se suspend aux branches le dos vers le bas, protégé par son pelage moucheté mimétique. Il se nourrit de feuilles et de fruits qu'il porte à sa bouche avec ses mains.

  LE TARSIER

tarsier en Thailande

Le tarsier est une créature difficile à apercevoir. Il ne bouge presque jamais de l'arbre qu'il a choisi comme logement. Il y reste toujours et il bouge uniquement pour se nourrir. La photo ci-contre montre un tarsier des Philippines.
Minuscules primates de 15 cm (sans compter la queue), les tarsiers ont des yeux énormes et de très longs pieds, d'où leur nom : les os du tarse étant très développés chez eux. Mammifères nocturnes, discrets et farouches, les tarsiers ont des oreilles capables de s'orienter dans toutes les directions. Ils sont essentiellement insectivores, et capturent les insectes en bondissant dessus, d'une branche à l'autre. Il leur arrive de chasser des oiseaux, leurs œufs et des serpents. La gestation dure environ six mois et n'aboutit à la naissance que d'un seul petit.

  LE PANGOLIN

pangolin en Thailande

Les pangolins (du malais pang goling : «celui qui s'enroule») ou Manidés (Manidae) sont une famille des mammifères insectivores édentés dont le corps allongé est en grande partie recouvert d'écailles ce qui leur vaut aussi d'être appelés fourmiliers écailleux. Ils vivent dans les régions tropicales et équatoriales d'Afrique et d'Asie du Sud-Est.
Avec ses écailles soudées, on peut le confondre avec les membres de la classe des reptiles.
Le pangolin possède des similarités extérieures avec l'oryctérope et le tatou. Selon les espèces, le corps, brunâtre et allongé, mesure entre 30 et 80 cm de long. Il est prolongé par une queue parfois plus longue encore. Le pangolin géant, le plus grand, pèse jusqu'à 35 kg et mesure 1,5 m. La tête est étroite et allongée. Les pattes, courtes, se terminent par cinq doigts griffus. Les écailles, entre lesquelles poussent quelques poils, s'imbriquent pour recouvrir les surfaces supérieures et latérales du corps, queue comprise ; seuls le museau, le ventre et l'intérieur des pattes en sont dépourvus. La langue est très longue et mesure jusqu'à 30 cm chez le pangolin géant.
Le pangolin se nourrit essentiellement de fourmis et de termites mais aussi d'autres invertébrés2 grâce à sa langue visqueuse sur laquelle les insectes restent collés. Il fouille les termitières, les excréments d'éléphant, les feuilles à terre, les base de troncs, l'herbe et les buissons à la recherche de ses proies.
En cas de danger, à l'instar des tatous, le pangolin rabat sa tête entre ses pattes antérieures et s'enroule sur lui-même. Il peut blesser l'attaquant en contractant ses puissants muscles afin de hérisser ses écailles.
Le pangolin étant solitaire, le mâle et la femelle ne se rencontrent que pour s'accoupler. La femelle ne donne généralement naissance qu'à un petit, dont les écailles ne durcissent qu'après quelques jours. Lors du déplacement, les petits s'accrochent sur le dos ou à la queue de la mère.

© photos/rawai.fr



LES POISSONS

Poissons en Thailande

LES MOUSTIQUES

Moustiques en Thailande

LES SERPENTS

Serpents à Phuket

LES OISEAUX

Oiseaux de Phuket