LA RAGE EN THAILANDE 

La rage en Thaïlande
Tous les ans, la rage est responsable d’environ 59 000 décès dans le monde, principalement en Asie et en Afrique, le plus souvent suite à une morsure par un chien enragé. Chaque année, environ 17 millions de personnes reçoivent un traitement après exposition à des animaux chez lesquels on soupçonne la rage. 
Il est nécessaire de prendre certaines précautions vis-à- vis des animaux sauvages et domestiques lorsqu’on se rend dans des régions du monde où la maladie est très présente, en l’occurrence en Asie. La rage peut occasionnellement se transmettre par d’autres contacts avec un animal enragé, comme les griffures avec pénétration de la peau et saignement et dans les cas où l’animal a léché une plaie ouverte et les muqueuses.

  LES ZONES A RISQUES EN THAILANDE

En 2018, en Thaïlande, la rage est présente dans 13 provinces.

Les 13 provinces touchées par le virus de la rage sont Surin, Chonburi, Sumut Prakan, Chachoengsao, Nan, Buriram, Ubon Ratchathani, Chiang Rai, Roi Et, Songkhla, Rayong, Tak et Si Saket.
Le ministère de la santé a également annoncé des zones sujettes à la rage dans 42 autres provinces...

  LES SYMPTÔMES DE LA RAGE

Le virus rabique infecte le système nerveux et affecte son fonctionnement. Il ne provoque pas de lésions physiquement visibles dans le cerveau mais perturbe les neurones, notamment ceux qui régulent des fonctionnements autonomes comme l’activité cardiaque ou la respiration. Après quelques jours à quelques mois d’incubation le plus souvent, l’individu atteint développe une inflammation du cerveau et de la moelle épinière. La phase symptomatique débute souvent par une dysphagie (difficulté à avaler) et des troubles neuropsychiatriques variés, notamment l’anxiété et l’agitation. L’hydrophobie est parfois présente (due à la dysphagie). Deux signes sont caractéristiques de la maladie : une peur pathologique de l’air (aérophobie) et, surtout, de l’eau (hydrophobie). La simple vue d'un verre d'eau, le bruit de son écoulement peut déclencher un état d'asphyxie et des troubles du rythme cardiaque. Une fois les signes déclarés, l’évolution se fait vers le coma et la mort en quelques heures à quelques jours.

Chez l'homme, la période entre la contamination et la période d'incubation varie en moyenne entre 30 et 45 jours. Mais elle peut aller d’une semaine à plus d’un an. Sa durée est fonction de la dose de virus inoculée, de la localisation de la morsure et de la gravité de la plaie. L'incubation est d'autant plus courte que le siège de la contamination est proche du cerveau. L'invasion par le virus se manifeste par des démangeaisons ou des douleurs dans la région mordue, parfois une petite fièvre, des céphalées et des douleurs musculaires. L'insomnie est fréquente chez le malade qui devient anxieux, anormalement triste, sujet à des crises de larmes et souvent cherche à s'isoler.

  LA PRÉVENTION CLASSIQUE EN CAS DE MORSURE

Le traitement préventif de la rage suite à une exposition commence par un nettoyage des plaies (une antibiothérapie et un contrôle de l’immunité antitétanique sont également recommandés suite à une morsure). La prophylaxie post-exposition en elle-même, comprend une vaccination, accompagnée d'une sérothérapie antirabique dans certains cas. Le traitement doit être effectué le plus rapidement possible après exposition, avant l’apparition des premiers symptômes qui signe une évolution inexorablement fatale. 

  VACCIN CONTRE LA RAGE

Deux modes de vaccination antirabbique sont proposés : la vaccination préventive et la vaccination post-exposition :


  • La vaccination préventive concerne d'une part des catégories socioprofessionnelles exposées à des risques permanents de contamination (vétérinaires etc.), d'autre part le personnel des missions scientifiques et humanitaires et les touristes, y compris les enfants, se rendant dans les zones à risques. Contrairement à la vaccination post-exposition, la vaccination préventive peut être pratiquée par tout médecin. Le protocole est simple : deux injections intramusculaires au niveau du deltoïde à quatre semaines d'intervalle, suivies d'un rappel un an après, puis tous les trois ans. Attention : la vaccination préventive ne dispense pas d'un traitement curatif en cas d'exposition.

  • La vaccination post-exposition, en France, ne peut être pratiquée que dans un centre antirabbique en cas de morsure suspecte. Deux protocoles identiques pour les adultes et les enfants sont utilisés après exposition avérée ou suspectée, le choix du protocole dépend du centre antirabbique car en France, il n'existe pas de recommandations officielles post-exposition : Le schéma classique de l'OMS comporte cinq injections intramusculaires dans l'épaule aux jours J0, J3, J7, J14, J30 et un rappel facultatif à J90. Le schéma réduit comporte quatre injections : deux injections à J0, une injection à J7 et une injection à J21. Il n'y a pas de contre-indication à ce vaccin en raison de l'évolution fatale de l'infection rabbique déclarée. En cas de risque rabbique élevé, une immunisation passive complémentaire est nécessaire le premier jour (sérum antirabbique Pasteur ou immunoglobulines humaines antirabbiques).

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