SONGKRAN 2019 (LE NOUVEL AN THAILANDAIS)

SONGKRAN 2017

  LA FÊTE DE L'EAU


En Thaïlande, la fête de Songkran (du sanskrit "sankranti" : rotation de la terre autour du soleil.) marque le nouvel an bouddhiste. Les réjouissances ont lieu tous les ans, du 13 au 15 avril. Mais suivant les villes, les dates peuvent varier.
Cette tradition millénaire est sans doute la fête préférée des thaïlandais et beaucoup en profitent pour retourner dans leur famille afin d'y célébrer l'événement, rendre visite aux anciens et participer aux festivités. Cette cérémonie est destinée à faire fuir les mauvais esprits et se purifier des péchés commis dans l'année écoulée. Ceux qui observent les coutumes, réservent la première journée au nettoyage de la maison et les plus fidèles vont au temple. La deuxième journée est dédiée aux moines, on leur prépare un repas en offrande. 
Le matin de la troisième journée est dédiée aux aînés et à Bouddha. En milieu de matinée, les esprits s'échauffent; Jusqu'en fin de soirée le spectacle et l'amusement est unique !!! On oublie rancoeurs et rivalités pour laisser place aux batailles d'eau souvent glacées et aux "beurrages" de talc.

N'oublions pas que tout le pays se retrouve dans un état d'ébriété absolu ! Il est donc préférable d'éviter de circuler pendant cette période. Sur la route, Songkran est la période la plus meurtrière de l'année mais sans aucun doute, une des plus belles fête au monde !

Attention ! Si vous comptez voyager dans le pays pendant cette période, prenez soin de réserver vos billets de transport bien à l'avance ! 

SONGKRAN THAILANDE
SONGKRAN PHUKET
SONGKRAN RAWAI
FETE DE L'EAU PHUKET
SONGKRAN 2018
NOUVEL AN EN THAILANDE

  QUELQUES CONSEILS POUR PASSER UN BON SONGKRAN

Pour passer une journée sans désagréments, il est nécessaire de prendre quelques précautions :  
         
  • Eviter de conduire pendant le festival, les routes sont glissantes, les accrochages fréquents et une grande majorité des festivaliers sont ivres dès le matin !
  • Protéger son portable et son appareil photo dans des sacs waterproof prévus à cet effet.
  • Ne vous habillez pas en Armani, vos fringues seront ruinées en fin de journée.
  • Ne pas oublier la crème solaire, la journée promet d'être en longue...
  • Si vous avez de la route à faire, n'espérez pas arriver en temps et en heure, le trafic est paralysé dans tout le pays.

  OÙ FÊTER SONGKRAN EN THAILANDE ?

La ville de Chiang Mai respecte d'avantage les traditions du festival avec son défilé dans les principales rues. Les statues des temples sont de sorties, la coutume veut que l'on verse avec respect de l'eau sur les bras et les jambes du Bouddha (pas sur la tête !). Une raison pour laquelle Chiang Mai célèbre probablement Songkran plus vigoureusement que d'autres endroits en Thaïlande, est que beaucoup d'habitants de Chiang Mai travaillent à Bangkok ou ailleurs et tout le monde profite de l'opportunité pour revenir à la maison, célébrer l'évènement en famille et avec les amis. Beaucoup de Thaïlandais et de touristes viennent également à Chiang Mai justement parce que l'ambiance est plus festive qu'ailleurs.

  RECOMMANDATIONS AUX VOYAGEURS QUI PRENNENT L'AVION PENDANT SONGKRAN 2019

Le temps d’attente pour le passage du contrôle de l’immigration pourrait atteindre jusqu’à une heure d’attente pour les passagers durant la période de Songkran. Le trafic de tous les aéroports de Thaïlande, selon l'AOT (Airports of Thailand), devraient connaître une forte augmentation du trafic à Suvarnabhumi, à Don Mueang et à Phuket.

Le pic de trafic le plus élevé est attendu les 12 et 13 avril et les 16 et 17 avril. Aussi, malgré le recrutement de personnel supplémentaire, plus 25 %, l'immigration recommande à tous les voyageurs de prévoir au moins trois heures d'avance pendant cette période.

  INFORMATIONS ET RÉ SERVATIONS POUR TOUS LES TRANSPORTS EN THAILANDE

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 SONGKRAN !    PAR THIERRY COSTES

La Songkran, c’est ainsi que l’on nomme le nouvel an thaï, la fête de l’eau. Cet évènement se déroule chaque année le 13 avril en Thaïlande.

Cette année, je ne bouge pas de chez moi pour le nouvel an thaïlandais, une retraite s’impose. Un bon bouquin et quelques caisses de bières en magasin afin de me tenir éloigné de tous durant trois jours. Il en sera ainsi, c’est dit.

Faut dire que l’an dernier, j’ai morflé épais pour la Songkran, limite AVC. Un divorce à la clé et des mois de dépression dans la fureur de la mousson. J’en sors à peine. Je vous raconte…

Nous sommes partis en famille à notre habitude pour ce 13 avril 2018. Des flingues de partout dépassaient de nos ceintures, des kalach accrochées aux épaules. Je vous rassure, c’est la fête de l’eau. Les seules munitions que l’on amène sont liquides. Juste de la flotte parsemée de talc et de colorants écarlates. Tout le monde se canarde dans cette joyeuse kermesse. Certains prennent des seaux et balancent 20 litres d’eau et de glaçons dans la poire du chaland qui passe au guidon de son scooter. Choc thermique, accident, direct hôpital. 3500 morts par an en 3 jours dans le royaume, ça parle. Et 350 000 divorces, vous comprendrez pourquoi par la suite.

Bref, nous démarrons sur les chapeaux de roue et la guerre commence dès franchie la rangée des trois cocotiers qui font office de portail à l’entrée de notre propriété, une vieille cabane en bambou que personne ne voulait plus squatter. Un taudis dans la prairie. Même les serpents rentrent sans frapper dans cette bicoque pourrie. Un vrai moulin. L’arche de Noé. J’ai surpris, pas plus tard que hier, des mygales qui s’accouplaient dans ma salle de bain. Ne flippez pas, j’y suis habitué. Y a même un couple de varans, des putains de lézards de trois mètres de long, qui m’ont fait un ballet nuptial dans mon jacuzzi lundi dernier pour leur lune de miel. Mais bon, c’est une autre histoire.

J’en reviens à cette fameuse Songkran de l’an dernier. Je la ramenais grave entouré des miens et shootait le moindre humain qui passait à ma portée à grands coups de flingue, des gerbes de couleurs s’abattaient sur mes victimes qui m’incendiaient de même. Une joute aquatique pour clôturer la saison sèche. Voici venu le temps des orages avant que la mousson ne se déchaine. Chacun se libère de cette chape de plomb qui tombe depuis deux mois. Ce sont, ici, les grandes vacances en mars et avril sous nos tropiques. Le thermomètre passe de 30 à 35. Ça calme. Le monde vit au ralenti.

J’en étais où dans le récit, j’ai oublié ?... Ah oui, je me souviens… Après avoir perdu les miens dans la cohue, Songkran oblige, je me retrouve dans l’arène. Tous se passaient des gourdes opaques dont on ne pouvait aucunement lire le contenu et chacun buvait gaiement. Bon public que je suis, j’ai donc participé à l’élan en toute innocence à l’occasion du nouvel an. Et j’ai tété au goulot jusqu’à plus soif. J’entendais bien au loin « Thierry, reviens ici !... Papaouté ! (sur l’air de Stromae) ? », les miens s’inquiétaient

J’abandonnais ma famille, pris dans la vague, un véritable tsunami. Le flux m’emportait entre vodkas et téquilas, je ne pouvais lutter… les anges me portaient.

Je me réveille comme le petit jésus… Une fille inconnue à moitié nue me tend un verre et me dit : « Sawadi pi maï, tirak ! » (Bonne année mon amour, en thaï) … J’essaie de percuter dans un dernier élan cérébral en matant les bouteilles de rhum qui dansent encore autour de moi. Elle me rejoint amoureusement et me balance direct : « J’ai tout arrangé avec ta femme, tu divorces demain. J’ai filmé nos ébats cette nuit avec ton portable. Elle est furax »

Trois jours plus tard, la petite fleur m’oubliait et s’en allait pécho un autre blaireau. Ma fille ne me considérait plus que comme un géniteur tout au plus, adieu papa, et une guerre sans merci perdurait avec sa mère qui ferma ma société puisqu’elle possédait 51% des parts. Pas de bol. J’ai beau eu plaider ma cause – Errare Humanum Est. Rien n’y a fait. Je perdis mes dernières plumes dans ce marasme et erre encore sans fin sur le fil des tropiques, mon chemin de Compostelle à moi.

Dites, j’y pense tout à coup. Plutôt que de me terrer chez moi. Je n’ai plus rien à perdre aujourd’hui. Pauvre comme Job, sans boulot, sans gonzesse, sans famille, sans avenir. Il est temps que cela change. Carpe diem. Eve sera forcément dans la foule. On peut rêver, non ?... On va donc se la jouer nouvel an puissance mille cette année. Rendez-vous tous pour la Songkran, le 13 avril. C’est la fête de l’eau !... Mieux que le Carnaval de Rio ! 

Thierry Costes (La lettre)

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