VOYAGER EN THAÏLANDE APRÈS 60 ANS

Vieux mais bien vivants, désolés de faire encore partie de votre monde les gamins, va falloir nous supporter encore un bon moment, surtout qu'on va s'employer à vous rendre la vie difficile, en roulant doucement sur les routes, en prenant notre temps aux caisses des supermarchés et entretenir au mieux le fossé générationnel.  
RETRAITE EN THAILANDE
Publié par Rawai.fr - Mis à jour le 15/08/2026

NE SERAIS-JE PAS DÉJÀ MÛR POUR LA RETRAITE ?

Les plaisirs varient avec l'age, je m'en aperçois au lendemain de mon 59ème printemps.
Aux aventures torrides et tardives de la vie nocturne thaïlandaise réputée unique, je préfère de loin, me lever au son du muezzin puis m'installer sur ma modeste terrasse pour y préparer mon café frais, déguster mon croissant chaud et fumer une cigarette.

Aux récits captivants de rencontres insolentes, je préfère largement le silence complice de ma douce moitié.
Je laisse aux amateurs et aux truffes : les rooftops branchés, les DJ's ratés, les beach bars cossus, les soirées festives endiablées. Je me contenterais de quelques verres de vin en bonne compagnie, dans une paillote crasseuse en bord de mer.

Je me préserve de la fougue de certains touristes, de leurs postures ostentatoires, de leurs dégaines improbables, de leurs bavardages insipides et de leur boucan. Je fuis les contraintes et j'évite les rencontres toxiques avant qu'elles ne compromettent mon humeur légère. Les médisants, les filous, les convaincus et les prétentieux m'ennuient. 
Alors docteur, est-ce grave ? Suis-je en train de devenir un sexagénaire aigri ?

Mes projets et fantasmes sont pourtant des plus nobles, j'envisage de me remettre au surf dès la prochaine morte saison. Je me suis déjà procuré lycra et wax, il ne me reste plus qu'à me fendre d'au moins 10 000 dans une long board. J'éviterais les spots populaires de Kata et Nai Harn à Phuket, même s'ils sont les plus proches de chez moi. Les spots sauvages des environs de Khao Lak me tentent davantage. L'ambiance y est plus sereine et 100% thaïlandaise. Personne ne m'agressera même si mon niveau est laborieux, ma calvitie détestable et ma dentition ruinée.

Je vais aussi investir dans un yukata pour la maison, plus élégant que le slip kangourou tâché. On peut devenir un vieil égoïste et néanmoins avoir du respect pour ses voisins, ce n'est pas incompatible. 
L'idée d'enfiler des chaussettes ou lacer des chaussures me terrifie. Emprisonner mes arpions et risquer la formation de je ne sais quelle mycose ne me tente guère. Les Thaïlandais ont quelquefois tort, les pieds sont admirables, il faut les respecter, les choyer. Les slaps (" claquettes " pour les gars de la ville) c'est bien, faut juste éviter de mettre des chaussettes avec. Le pied respire et sa plante est protégée.

Voilà pour ma garde-robe à la " Big Lebowski " : slip, peignoir et slaps. Budget fringues 2000 THB. Parfait ! Avec l'âge, j'ai également développé une sale tendance radine.
Pas question pour autant d'imaginer une retraite sans retraitée, il me faudra donc faire un effort sur la notion de partage. L'avarice de l'homme est rédhibitoire chez la femme, on fera donc ce qui est nécessaire pour éviter les chamailleries.

Mon aptitude à lâcher prise est aujourd'hui à son apothéose, il faut dire que les efforts fournis pour arriver à un tel niveau d'oisiveté furent longs et acharnés. Au " tout-tout de suite " de l'épilepsie moderne, je préfère ne rien espérer, ne rien posséder, juste contempler ce que la nature a de plus beau à offrir et baigner dans une espèce d'état de béatitude niaise proche d'Alzheimer. J'aspire à vivre et finir mes jours dans un village du sud thaïlandais où l'on laisse encore couler la vie sans barrage.

Comme ça, à première vue, on pourrait penser que je réunis les principales conditions pour me lancer et réussir ma retraite en Thaïlande... Pourtant, rien n'est moins sûr, je ne me résous toujours pas à l'idée d'arrêter de m'empiffrer de Pont L'Évèque, d'andouillette et de Saint-Estèphe. Le processus devrait donc prendre plus de temps que prévu...
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QUE FAIRE À PHUKET APRÈS 60 ANS ?

Indéniablement, plus on vieillit, moins on est complaisant vis à vis des comportements futiles et stupides de nos congénères. Il est déjà suffisamment pénible de se diriger vers la porte de sortie, inutile de l'encombrer de frivolités ou de laideur. Tirer sa révérence, d'accord, mais dans la sérénité, et entouré d'êtres charitables et marrants, tant qu'à faire...
Moi, les marées humaines, matchs de foot ou soirée sunset pool party... ça n'a jamais été ma grande passion. J'ai eu ma dose avec le métro aux heures de pointe. Faut dire qu'à mon niveau, ça relève de la psychiatrie : dès qu'on est plus de 3 personnes dans un ascenseur, je suis au bord du malaise vagal. 
Aujourd'hui à 59 ans, je ne me justifie plus et refuse poliment les embuscades mondaines du genre mariages, soirées déguisées ou cocktail entre amis. J'évite la foule dans les supermarchés et les transports en commun, en ne sortant qu'aux heures creuses. 
Pour ce qui est des balades et voyages en Thaïlande, je conçois mes itinéraires en me rendant principalement sur des sites peu médiatisés, ceux dont ne parlent ni les guides de voyage ni les réseaux sociaux. 
C'est en rencontrant d'autres seniors qui eux-aussi s'appliquaient à ne pas trop s'approcher des lieux fréquentés que je me suis résolu à publier cette page.

Ce n'est aujourd'hui plus un scoop pour personne, le sud de Phuket durant la haute saison est devenu très touristique. En 2001, nous avions élu domicile à Rawai, village alors inconnu du grand public. Ses principales plages étaient désertes et les infrastructures touristiques rares. Aujourd'hui, se baigner à Nai Harn ou Ya Nui est devenu un véritable supplice, il nous est impossible de nous agglutiner avec cette meute d'individus testostéronés, plus ici pour se pavaner que pour faire un 200 mètres crawl. Nous allons donc nager sur une rare plage dont personne ne soupçonne l'existence et qui reste paradisiaque même s'il faut payer 20 ฿ pour y accéder. Nous vous laissons le plaisir de la découvrir par vous-même sur notre rubrique consacrée au littoral de Phuket
Si comme nous, vous ne raffolez pas de l'odeur de la crème à bronzer mêlée aux effluves corporelles, si comme nous, les formations de drum circle et la prolifération d'enceintes portables sur les plages provoquent chez vous des comportements psychopathes, voici quelques endroits où la vie reste douce :

 PLAGES POUR SENIORS EN PROVINCE DE PHUKET

  • Baan Krating beach, jadis appelée jungle beach, elle est la dernière plage avant le cap. Le resort est également un lieu paisible à privilégier même si les tarifs ont considérablement augmentés. L'accès n'est pas pratique mais c'est le prix à payer pour un moment au calme. 
  • Sangchai beach est la dernière plage du sud qui n'attire pas les foules. On s'y sent merveilleusement bien. N'y venez pas, elle n'est pas surveillée, son accès est payant, on ne peut s'y baigner qu'à marée haute...
  • Koh Bon : la plage située à l'Est est absolument superbe et pourtant les visiteurs restent sur la petite plage du restaurant où accostent les bateaux. La traversée depuis Rawai (10 minutes) est un peu chère mais si vous venez à plusieurs et y passez tout l'après midi voire une bonne partie de la journée, le jeu en vaut vraiment la chandelle.
  • Koh Lone se trouve en face Laem Ka beach (Rawai), à moins de 2 km. On peut y accéder depuis Rawai beach et depuis le port de Chalong. Il y a peu d'hébergements proposés sur l'île, elle est de ce fait, restée assez sauvage. Plusieurs plages isolées accessibles par bateau ou kayak...
  • Koh Sire est également un lieu étonnamment déserté par les touristes. Pourtant, seul un pont sépare Koh Sire de l'île de Phuket. Le manque de curiosité des voyageurs est définitivement appréciable en ces périodes de surtourisme...
  • Mai Khao est la plus grande plage de Phuket. Même s'il y a de plus en plus d'hébergements sur le front de mer, la végétation parait omniprésente et l'ambiance générale est plus sereine, il y a moins de commerces et la circulation est toujours fluide. 
  • Sai Kaew se trouve au nord de Mai Khao et rejoint le pont Sarasin, elle fait partie des moins populaires et pourtant tous ceux qui viennent à Phuket par le pont peuvent l'observer. Si vous appréciez les plages désertes, vous apprécierez Sai Kaew.

 PLAGES POUR SENIORS EN PROVINCE DE PHANG NGA

  • Bor Dan est notre toute dernière découverte et est désormais devenue notre plage fétiche. On peut y planter sa tente librement derrière le Green Market.
  • Thai Mueang (vers Khao Na Yak, parc national donc plage payante)
  • Baan Nam Khem (Bang Lut beach)
  • Koh Kho Khao
  • Koh Yao Yai (Laem Had, Hin Kong, Ao Sai)
Outre l'attribution du « label zénitude absolue » pour toutes ces plages, on précise qu'y accéder n'a rien de compliqué et ne nécessite aucune condition physique spécifique.

 ACTIVITÉS POUR SENIORS EN PROVINCE DE PHUKET

  • Randonnées
  • Paddle ou kayak
  • Snorkeling
  • Massages
  • Restaurants
  • Bars en terrasse
  • Séjours de plusieurs jours à Koh Sire, Koh Lone, Koh Racha

 ACTIVITÉS POUR SENIORS EN PROVINCE DE PHANG NGA

  • Visite de la baie
  • Séjours de plusieurs jours à Koh Yao Noi et Yai, Thai Mueang, Takua Pa, Koh Kho Khao
  • Camping à Bo Dan
  • Luxueux hôtels en front de mer
  • Randonnées
  • Paddle ou kayak
  • Snorkeling
  • Restaurants sur la plage
VIEUX LA BEDAINE DU SEXAGENAIRE A PHUKET

OÙ SÉJOURNER À PHUKET QUAND ON EST VIEUX ?

On aborde un voyage à Phuket différemment selon son âge, avancé ou pas. Est-il vraiment nécessaire de préciser que les préoccupations et les aspirations ne sont pas les mêmes à 25 qu'à 55 ans ?
Le rythme et l'intensité des activités pratiquées seront elles aussi différentes. Les dernières grandes chaleurs vécues à Phuket nous l'ont bien fait comprendre. Il s'agit de songer à se préserver en période caniculaire afin d'éviter un séjour aux urgences. Méfie-toi le daron... Mets ton chapeau si tu n'as plus de cheveux et calme-toi sur l'apéro.

 OÙ JE DORS PASSÉE LA CINQUANTAINE ?

Les raisons qui motivaient mes voyages en Asie il y a 40 ans, me paraissent aujourd'hui d'une futilité limite nauséabonde. Je ne suis pourtant toujours pas baptisé, je revendique plus que jamais mon statut de mécréant et ne regrette en rien mes expéditions délurées d'autrefois. J'ai simplement eu un déclic, une sorte de révélation... Je préfère aujourd'hui, lors de mes pérégrinations en Thaïlande, me tenir à l'écart des zones sulfureuses et choisir mon hébergement le plus près possible de la mer, voire directement sur le sable de la plage. Les pêcheurs un peu rustiques me passionnent davantage que les dandies qui batifolent en centre-villes et se paradent sur les rooftops.

 LES VIEUX BEAUX

Le comportement des retraités qui découvrent l'Asie du Sud-Est sur le tard sont quelquefois pathétiques. Ceux qui focalisent exclusivement sur la bagatelle m'intriguent et bien souvent m'agacent lorsqu'ils s'épanchent un peu trop longtemps sur leurs récentes conquêtes ou expériences qui à mon goût devraient rester privées. Je ne les juge pas, je suis plutôt admiratif et les trouve courageux d'avoir trimer ainsi toute leur vie. Entreprendre une retraite sous les tropiques est une idée fort respectable, même si à mon sens, il est préférable de vivre l'expérience de l'exil tropical le plus tôt possible (lorsqu'on est encore jeune).
Vous allez dire que je suis aigri et rabat-joie mais moi, les mecs qui vont en boîte après 50 balais et qui font les beaux dans les espaces vip, ça ne me dit rien qui vaille. C'est comme ça...

LES ANCIENS, LA BAGATELLE ET LES VIPÈRES...

« Souviens-toi chéri, lors de nos vacances à Phuket, le nombre de retraités occidentaux que nous avons vu en compagnie de petites jeunettes ! »
C'est pas faux Marie-Ange mais peux-tu m'expliquer précisément en quoi cela te dérange ? Qu'y a-t-il de si choquant à tes yeux ? Et surtout, pourquoi n'impliquer uniquement les seniors dans le macabre business de la prostitution thaïlandaise ? Pardonnez-moi de vous dire Marie-Ange que vous manquez cruellement de discernement... Ils semblerait que des relents judéo-chrétiens affectent vos facultés ? Peut être serait-il préférable de revoir votre psychanalyste...
Depuis quand, fantasmes et fornication ne seraient réservés qu'aux jeunes générations ? Cette étroitesse d'esprit est sidérante ; selon vous, les hommes au dessus de 55 ans, devraient se contenter de leur potager, de la sieste devant le tour de France et de quelques parties de pétanque entre individus de même profil... Même si ce programme est tout à fait attrayant, il n'assouvit en rien les pulsions charnelles persistantes de nos aïeux. Pourtant, avant une probable défaillance prostatique, il apparaît urgent de satisfaire sa libido jusqu'au bout, quitte à passer pour un abominable personnage vis à vis de cette jeunesse (soudainement) moraliste. 
Particulièrement en Occident, la vie " sentimentale " des sexagénaires dérange souvent les plus jeunes. Certains de nos cadets éprouvent quelquefois un sentiment d'incompréhension voire de dégoût face aux pulsions inavouables de leurs propres parents.
Curieuses réactions chez ces jeunes égoïstes, soit disant à la pointe de la modernité. Quelle ingratitude de leur part de vouloir nous évincer au plus vite de leur petite vie bien rangée. Un résultat stupéfiant, un constat accablant de cette société de consommation nombriliste et déconnectée.
Faire systématiquement passer les seniors (pas encore pensionnaires en EHPAD) pour des désaxés, lorsqu'ils sont au bras d'une femme asiatique, est d'une bassesse innommable. En quoi, les comportements de jeunes voyageurs écumant les bars seraient-ils plus nobles ? Pourquoi le jeune éphèbe tatoué passerait-il pour un " aventurier playboy " et le vioque tordu pour un vicelard ?
Avec tout le respect que je te dois ma p'tite Marie-Ange, permets-moi ces quelques conseils : ne colporte pas de réflexions dénuées de sens, ne cherche pas à faire le spectacle dans les soirées verrines et soit plus tolérante avec tes aînés...

« Regarde ce sale type avec cette jeune fille thaïlandaise, c'est honteux... » chuchotait cette touriste anglaise à son mari au teint empourpré. Et ceci dans le dos de mon vieil ami qui me précédait. L'envie d'interpeller avec fougue cette rombière me titillait, mais à quoi bon faire la morale par une chaleur aussi accablante. Face à autant de médiocrité, adopter la posture de l'indifférence était plus commode. Nous nous dirigeâmes donc, mon camarade, sa ravissante fille et moi vers notre table préférée du Kan Eang, ce génial restaurant en bord de mer à Chalong (une excellente adresse pour déjeuner ou dîner). 
Les Anglo-Saxons ont la réputation d'avoir du tact et de la discrétion, la mégère agissait ici exceptionnellement, sans doute pour confirmer la règle... Il ne lui serait pas venu un seul instant à l'esprit que cet homme respectable était accompagné de sa propre progéniture et non pas d'une amante. When in doubt, leave it out !
VIEUX PEUT ETRE MAIS PAS ENCORE MORT

EHPAD ET NIGHTLIFE

Kylian poste sur facebook : « ...À croire que les vieux n'écoutent pas de musique... » 

Eh bien figure-toi jeune mariole, que j'ai toujours écouté de la musique, j'ai même depuis la cinquantaine, trouvé le temps pour en écouter davantage. Et pas question de picorer des bribes de playlists publiées par des ignorants, non, je m'empiffre d'albums intégraux remastérisés et tout le toutim. J'ai même été jusqu'à ressortir les 500 vinyles de ma tendre jeunesse. 

Je palabre ainsi pour te prouver que notre culture musicale (celle des anciens) est nettement supérieure et surtout plus variée que la tienne. Même si nous sommes devenus un peu dur de la feuille, cela ne nous empêche pas d'envoyer les watts de temps à autres.

Le problème générationnel se pose dans les 2 sens, je pense que tu n'es qu'un adolescent innocent et ne mérite pas de profiter de l'expérience et de la sagesse de tes aînés. Alors, soit vous restez entre vous et radotez vos problèmes existentiels à 2 balles ou comparez vos survêtements, soit vous faîtes l'effort de vous ouvrir au monde extérieur qui ne vous a pas attendu pour tourner.

Tu devrais faire preuve d'un peu plus de tolérance et davantage de respect vis à vis des tempes grisonnantes parce que dans un futur plus proche que tu ne le penses, la calvitie te gagnera et les rides te flétriront la pomme... Là seulement, tu regretteras tes mauvaises pensées vis à vis des anciens, tu pleureras ton insouciante jeunesse et ce temps gâché, assis à manger des pépitos.

C'est pas que je n'aime pas la techno et d'autres musiques destinées aux millénnials, loin de là... J'estime simplement que passé la cinquantaine, on n'apprécie moins quand les décibels viennent percuter vos tympans. Même si les prothèses de hanches ont la réputation d'être solides, pour ce qui est de se trémousser l'arrière train, lever ses bras en l'air ou faire virevolter sa bedaine, on préfère largement discuter au comptoir avec un bon pinard. On évitera ainsi entorses et suées déplaisantes. Très bientôt, tu verras qu'à un certain âge, on éprouve moins l'envie de se mettre la tête à l'envers, on vire raisonnable, on finit par s'économiser la santé. 

Cette interminable introduction n'avait pour effet que de pousser les futurs jeunes créateurs d'entreprises en Thaïlande, à réfléchir sur l'absence de divertissements proposés aux seniors après 19h00, et à s'intéresser à ce qui suit...

Il y a en effet beaucoup de touristes cinquantenaires et retraités occidentaux en Thaïlande et curieusement cette tranche d'âge, pourtant plus fortunée, n'est peu ou pas prise en compte dans le panel de services qu'offre la nightlife thaïlandaise.

Alors, si tu veux monter un business en Thaïlande (à Phuket par exemple), tu devrais réfléchir, si ta culture musicale le permet, à ouvrir, non pas un thé dansant mais un lieu confortable où l'ambiance et le style musical feraient le bonheur des anciens. Tu ne vendras certes pas de buckets ou de tequilas frappées à outrance mais tu te rattraperas aisément en leur proposant une carte de vin digne de ce nom, des bons whiskys, quelques cocktails, des tapas et pourquoi pas des cigares cubains.

Tu éviteras les esclandres habituelles d'une jeune clientèle quelquefois irresponsable, souvent bruyante et toujours en rut. Tu n'investiras ni dans les lasers, ni dans les boules à facettes et n'aura pas besoin d'une armée de videurs.

Cela ne t'empêchera pas de choisir méticuleusement un personnel charmant et prévenant.

Pour ce qui est de la playlist, même si leurs mandibules s'affaissent et leurs chicots se font rares, les vieux n'aiment pas la soupe, pas de disco, pas de newwave mielleuse ou de pop insignifiante. Dans un premier temps, il faudra cibler principalement dans les valeurs sûres du rock anglo-saxon, bien lourd qui transperce immuablement les époques. Il ne faudra cependant pas négliger les monstres sacrés du pop, de la folk, du jazz et de la country. Déjà, avec tout ça, on devrait atteindre les 6 000 titres, va falloir télécharger sec avant d'acheter les canapés en cuir et les rocking-chairs.

À bon entendeur, salut !

CREER UNE ENTREPRISE QUI MARCHE EN THAILANDE

GUIDE ACCOMPAGNATEUR.TRICE

Nous nous refusons évidemment de faire ici l'apologie de pratiques obscures et dégradantes qui ont lieu en Thaïlande (et partout ailleurs dans ce monde) mais nous ne jugerons et ne blâmerons pas non plus nos aïeuls délaissés, en quête d'aventures exotiques... Nous irons même jusqu'à préconiser un accompagnement spécifique à ceux qui éprouveraient certaines difficultés pratiques ou physiques, pour voyager. Se faire assister par un(e) local(e) de confiance durant son séjour est loin d'être une mauvaise idée lorsqu'on est seul, quelquefois un peu déconnecté par le changement...
Il sera toutefois nécessaire de faire preuve de respect, de générosité et d'éviter les comportements obscènes ou d'éventuels caprices séniles.
Pas besoin d'être très affranchi pour se trouver un accompagnateur.trice au pays des services. En faisant part de votre projet à toutes les personnes thaïlandaises que vous côtoierez les premiers jours, il est fort probable que vous rencontriez par la suite quelqu'un qui accepte de vous prendre sous son aile, moyennant une belle enveloppe...
Si l'idée de trouver l'élu(e) vous-même vous tentait, pourquoi ne pas faire vos premières recherches sur le site thaidatevip.com, un des partenaires de confiance de Rawai.fr.

LE SYNDROME DE LA CLASSE ÉCONOMIQUE

Les chaussettes de contention, un accessoire qui nous aura toujours fait sourire à chaque fois qu'il était évoqué... Manque de bol, lorsqu'on a plus de 50 ans, force est de constater que nos pieds après une journée de voyage prennent parfois des allures inquiétantes...

 EN VOL :

C'est bien connu, les longs trajets ne facilitent pas la circulation du sang. Les espaces contigus, la position assise prolongée, l'atmosphère peu aérée et quelquefois trop chauffée des avions, trains et voitures font bien souvent subir à nos jambes quelques désagréments. S'il on est vieux ou en surpoids, c'est encore pire.
Pour limiter ces effets indésirables, il est important de suivre quelques règles :
  • Il est recommandé de boire régulièrement et d’essayer de se déplacer toutes les 2 ou 3 heures lors du vol.
  • Réaliser des exercices des pieds et des jambes le plus possible et changer de position régulièrement
  • Porter des vêtements amples
  • Éviter les excès d'alcool (2 ou 3 petits verres seulement, histoire de se détendre pour dormir)

 LA PHLÉBITE DU VOYAGEUR :

On ne plaisante pas avec la " phlébite du voyageur " !!! 
Sur un vol long-courrier, le risque de phlébite est multiplié par 4 pour un vol de plus de 4 heures, et par 10 pour un vol de plus de 10 heures. La déshydratation, l’hypoxie (manque d’oxygène dans le sang) en sont les principales causes.

 COMMENT PRÉVENIR LA PHLÉBITE ?

Le fait que l'ensemble du personnel navigant de toutes les compagnies aériennes optent pour le port des chaussettes de contention (de classe 2) vous fera peut être réfléchir...
Si comme nous, vous êtes moyennement motivés pour expérimenter l'embolie pulmonaire, commandez l'accessoire pour une vingtaine d'€uros.

 À L'ARRIVÉE :

Si en arrivant à destination vous avez les pieds gonflés, voici quelques astuces à retenir :
  • Boire de l'eau
  • Marcher
  • Surélever ses pieds en position allongée
  • Passer vos jambes sous un jet d’eau froide, de bas en haut
  • Si la situation n'évolue pas dans le bon sens, une petite visite dans l'un des hôpitaux de Phuket s'impose.

EXPERTISE PERSONNELLE

Si la vieillesse est un naufrage, alors je préfère m'échouer sur la côte Andaman plutôt que sur la côte normande... Ceci sans hésitation et pour de multiples raisons. Parmi elles figure ma passion immodérée des plages et îles tropicales. Il se trouve que la partie thaïlandaise de la mer d'Andaman détient en la matière des records de diversité et de beauté. Après plus de 20 ans de pérégrinations, je ne me lasse toujours pas de baguenauder sur certaines parties du littoral de Phuket, sur l'archipel de Koh Yao et dans toute la province de Phang Nga. Je précise que je passe désormais la majeure partie de mes séjours entre Takua Pa et Natai et me tiens dans la mesure du possible, éloigné des épicentres touristiques.
Contrairement à beaucoup, ma motivation n'est pas d'ordre climatique, j'apprécie la pluie, je raffole des tempêtes et les températures fraîches ne m'effrayent pas si elles ne s'éternisent pas.
Même si je vénère la Normandie à plus d'un titre, force est de constater que la région depuis une dizaine d'années, n'échappe plus à la surfréquentation touristique. La prolifération de SUV, de camping-cars, de vélos, de trottinettes et de joggers me déconcerte et je ne parle pas de l'insolence ou (et) de l'agressivité qui caractérisent certains de nos visiteurs. Le département du Calvados à seulement 200 km de Paris, a pris aujourd'hui des airs de 21ème arrondissement. 
Même l'ambiance singulière des mois de mai et septembre a nettement perdu de sa superbe. Plus moyen de se promener même dans le bocage, sans être confronté à une meute de clébards accompagnés de leurs matadors.
Le surtourisme gangrène insidieusement le littoral normand comme il a gangrené l'île de Phuket. 

Les spécificités de l'art de vivre thaïlandais jouent un rôle prépondérant dans ma soif d'exil. Douceur, calme et bienveillance caractérisent la vie quotidienne de la majorité des Thaïlandais. J'ai toujours été subjugué par leur capacité à se maîtriser quelle que soit la situation. À l'inverse des Français ou d'autres populations occidentales qui face à la frustration ne réagissent dorénavant plus que par la violence. Tout est prétexte au braillement, à l'insulte ou au mauvais geste. En terme d'harmonie sociale et de paix intérieure, nos compatriotes n'ont de leçon à donner à personne.
En Thaïlande, on hausse rarement le ton, on prend sur soi ; du moins jusqu'à un certain point...
Il fait bon vivre ici, on ne se méprise pas, on ne vocifère pas, on gère ses émotions pour son bien être personnel et surtout par respect vis à vis d'autrui.

Vivre aux côtés de nos aimables hôtes est un véritable plaisir même s'il n'est pas toujours simple d'établir avec eux des relations amicales intimes.

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