LES DANGERS DU MOUSTIQUE EN THAILANDE

La dengue en Thailande

  LE MOUSTIQUE : UN DANGER SOUS ESTIME

C'est le plus petit mais c'est le plus dangereux. Vecteur de plusieurs maladies, telles que le paludisme, l'encéphalite japonaise ou la dengue, le moustique est l'animal dangereux que vous rencontrerez le plus souvent (tous les jours en Thaïlande, à vrai dire).
De bonnes raisons de se méfier et d'essayer de se protéger au mieux contre ces minuscules monstres volants.
Répulsifs, insecticides, moustiquaires ne sont pas les seuls solutions préventives. Changer de régime alimentaire pourrait aussi atténuer les incessantes attaques de ces suceurs de sang.

Contrairement aux idées reçues, il ne se nourrit pas de sang. La piqûre du moustique est effectuée uniquement par une femelle fécondée, et n'est pas destinée à son alimentation, mais à la maturation des œufs avant la ponte. Il faut noter que certaines rares espèces de moustiques n'ont pas besoin de sang pour leur maturation, et donc ne piquent pas.
On observe une grande variété de comportements suivant les espèces. Certaines vont s'attaquer à l'être humain, d'autres à du bétail, à des oiseaux ou à des reptiles.
On dit souvent que les moustiques ne piquent que la nuit, en vérité il existe des espèces diurnes, d'autres nocturnes ou crépusculaires. L'idée que le moustique ne pique que la nuit vient sans doute du fait que les espèces les plus répandues en Europe ont des mœurs nocturnes.

  LE PALUDISME

paludisme en Thailande

Il n'est présent que dans des zones très limitées, forestières et frontalières; La très grande majorité du pays, composée de plaines et de rizières, en est totalement indemne; Dans les zones impaludées, il n'y a risque de transmission que la nuit; Il n'y a pas de paludisme dans les grandes villes.

Prenons pour exemple un circuit touristique habituel: Bangkok, Phuket, Chiang Mai, Chiang Rai avec une visite diurne de la zone frontalière du Nord: il n'y a aucune possibilité de transmission du paludisme. Pourtant, nombre de touristes mal informés partent régulièrement chargés d'antipaludéens.

Ce n'est qu'au cas où un séjour comprendrait des nuitées dans les villages des zones frontalières qu'un traitement antipaludique s'imposerait.

Le nombre de cas de paludisme d'importation en France augmente chaque année (avec le tourisme). Il y a 70 décès par an, en France à cause du paludisme. Moins de 4% des paludismes d'importation déclarés, sont d'origine asiatique.

  LA DENGUE, LE CHIKUNGUNYA ET L'ENCEPHALITE JAPONAISE

dengue en Thailande

La dengue et le chikungunya:
Une épidémie de dengue peut survenir à tout moment en Thaïlande, comme dans tout pays de l'Asie du Sud-Est, en particulier lors de la mousson. La dengue est une maladie transmise par un moustique qui a la particularité de piquer pendant la journée. Il est aussi appelé moustique “tigre” à cause de sa silhouette noire à rayures blanches. On ne dispose pas de traitement spécifique à l'heure actuelle. La seule prévention consiste à se protéger des moustiques, la nuit et surtout le jour.

Un moustique “tigre” sain pique une personne infectée par le virus.
Quelques jours plus tard, le moustique infecté devient contaminant.
Ce moustique transmet la dengue à une autre personne saine en la piquant.
Pendant au moins 1 semaine après l'apparition des symptômes, la personne malade peut contaminer un moustique sain qui pourrait ensuite piquer d'autres personnes et leur transmettre la maladie.

Transmis de manière identique, le chikungunya (cette maladie est présente en Thaïlande, voire épidémique).

L' encéphalite japonaise:
Découvert plus récemment, ce virus fulgurant est le plus dangereux. Très peu de cas sont recensés en Thaïlande mais le risque est présent. une infection virale aiguë du système nerveux central due, comme la fièvre jaune et la dengue, à un arbovirus appartenant à la famille des flavivirus.

Le virus de l'encéphalite japonaise est transmis par la piqûre du moustique Culex tritaeniorhynchusa, moustique qui ne pique que le soir (à la tombée de la nuit et toute la nuit). Sa piqûre est douloureuse et donc ne passe pas inaperçue. Les villes sont en général épargnées et la transmission de la maladie est maximale dans les zones rurales où pullulent les moustiques, surtout pendant la période des pluies ou de la mousson. Le Culex, qui se reproduit beaucoup dans les rizières et les marigots, pique certains animaux, en particulier les porcs mais également les oiseaux et accidentellement l'homme.

Cette maladie est présente dans tout le sud-est asiatique, en Chine, en Corée, en Inde et dans certaines régions d'Océanie. Ce virus, qui a maintenant pratiquement disparu au Japon, entraîne une pathologie devenue problématique en Thaïlande où elle a atteint un taux de mortalité de 10 à 20 pour 100 000 habitants et par an.

Dans les régions endémiques, ce sont surtout les enfants de 3 à 15 ans qui sont le plus souvent atteints. Ailleurs, l'ensemble de la population est susceptible d'être touchée par cette pathologie. Néanmoins, les enfants et les personnes âgées sont les plus souvent atteints.
L'encéphalite japonaise est une maladie inflammatoire grave, dont le tropisme principal est le système nerveux central. Les formes asymptomatiques sont fréquentes : il se produit en moyenne 1 cas symptomatique pour 250 infections. Les données recueillies dans le cadre de la mise en place de la vaccination systématique contre l'encéphalite japonaise dans la région montrent des pics d'incidence présumée de 5 à 21 pour 100 000 habitants avant l'introduction du vaccin. Le nombre de cas annuels d'encéphalite japonaise en Asie est estimé à environ 50 0001, entraînant 15 000 décès par an. Des séquelles neurologiques ou psychiatriques permanentes sont retrouvées chez 30 % des survivants. Il n'existe aucun traitement spécifique de l'encéphalite japonaise.

  LA PREVENTION PAR UN REGIME ALIMENTAIRE ADAPTE

L'idée n'est pas vraiment approuvé par les scientifiques. On ne peut néanmoins mépriser l' expérience et les habitudes des gens du peuple qui affirment pourtant que certains ingrédients utilisés en cuisine sont des répulsifs naturels contre les moustiques.

Produits alimentaires qui attirent les moustiques :

  • Le régime alimentaire occidental (pomme de terre, pâtes, pain et les surdoses de sel) contribue à une forte sécrétion d'acide lactique qui attire des moustiques.

Produits alimentaires qui repoussent les moustiques :

  • Une grande consommation d'ail pourrait dissuader le moustique en masquant nos odeurs naturelles.
  • Des études publiées dans le Magazine de Nature de l'Université de Californie expliquent que le moustique évite les odeurs d'un certain produit chimique (3-octanol) trouvé dans les bananes, les raisins et les fraises. Et depuis longtemps les thaïlandais prétendent que lorsqu'ils mangent des bananes, ils se font moins piquer...
  • On suppose que la consommation d'Agrumes, citrons et oranges dissuade également.
  • La vitamine B1, prise à haute dose, chaque jour et jusqu'à 2 semaines avant le voyage est aussi conseillée pour bloquer les agressions.
  • Les sécrétions d' oignons, de piments,de basilic, de romarin très utilisés dans la cuisine thaïe ne seraient pas appréciés non plus.
  • Les eaux gazeuses contiennent de la quinine qui perturbe le moustique.
  • La levure de bière serait, elle aussi une autre force de dissuasion naturelle.

  LA PREVENTION CLASSIQUE

Prévention des moustiques à Phuket, Thailande

Comment ne pas attirer les moustiques?
Les moustiques sont, par ordre d'importance, attirés par:

  • Le dégagement par le corps de CO2 (respiration de la peau).
  • Le dégagement par le corps de chaleur.
  • Les odeurs fortes.

Ainsi lors de randonnées en zones sensibles (bords d'étangs, marais...), il est déconseillé de courir à la vue des moustiques. L'augmentation de la respiration et de la température corporelle suite à l'effort est le meilleur moyen de provoquer des piqûres massives.
La lumière n'est pas du tout attractive pour les moustiques, elle attire tout un tas d'insectes, mais pas les moustiques.

Les Protections:

  • Moustiquaire disponible en Thailande (souvent déjà installée dans les guesthouses de Thailande, ou grillage fin aux fenêtres).
  • Répulsif à forte concentration en DEET comme 'Insect Ecran', 'Autan' ou 'Repel Insect', à pulvériser sur toutes les parties découvertes; Sans gaz propulseur. Attention, il y a des contre-indications. Des répulsifs sont en vente courante en Thailande (il existe des lingettes dosées a 25% de DEET en vente a 5 Bahts dans les 7eleven). Il semble que les répulsifs à base de 35/35 soient moins efficaces.
  • Fermer la pièce puis pulvériser de l'insecticide en bombe. Inconvénients : parfois toxique (laisser agir 1h avant de réoccuper la pièce).
  • Utiliser aussi les diffuseurs (de préférence mixtes: tablette/liquide pour plus de compatibilité avec les produits locaux) : 1 tablette par jour ou 1 flacon par mois.
  • Ventilateur de plafond (dans bon nombre de guesthouses bon marché), à forte vitesse il perturbe le vol des insectes.
  • Il y a des répulsifs et des serpentins vendus en Thailande. Les serpentins qui se consument pour l'extérieur (en intérieur, trop de fumée).
  • Fermer les fenêtres avant le coucher du soleil (a partir de 17h30).
  • Porter des vêtements couvrants le soir dès le coucher du soleil. Il existe des traitements répulsifs de vêtements, et résistants au lavage.

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