HAZE A PHUKET, BROUILLARD ET POLLUTION...

Nuage de fumée à Phuket

 UN BRASIER GEANT

Depuis quelques mois, une partie de l'Asie du Sud-Est étouffe sous un nuage de pollution atmosphérique. Le sud de la Thaïlande n'a pas été épargné une dizaine de jours en septembre et octobre.
Le haze en anglais (brouillard), fait son retour chaque année dans cette région. Les feux de forêts déclenchés sur l’île de Sumatra (Indonésie), provoquent cette fumée. Le phénomène, s’il n’est pas inédit, prend d'avantage d'ampleur ces dernières années. Parmi les responsables du brasier géant, les papetiers et les producteurs d’huile de palme. En 2015, les incendies ont émis autant de gaz à effet de serre que l'Allemagne (qui est l'un des pays les plus gros émetteurs : 6ème rang mondial).
Si le phénomène venait à s'aggraver, cela pourrait porter un rude coup à l’économie touristique de la région. Aussi, vu les résultats inefficaces de l'accord signé en 2002 par les nations de l'ASEAN, il serait grand temps de prendre des mesures radicales afin d'empécher définitivement ce désastre écologique et sanitaire. L'air en Indonésie devient irrespirable et la biodiversité en paye le prix fort. 
Pas de panique pour ceux qui envisagent prochainement un voyage en Thaïlande... Les prochaines pluies atténueront le phénomène, et les vents à l'approche de la belle saison devraient repousser les fumées.

 QUELLES SONT LES CAUSES ?

Le nuage de fumée et de polluants est principalement causé par la combustion des forêts et des tourbières sur l'île indonésienne de Sumatra pour faire place à des plantations de palmiers à huile. 
Les incendies sont déclenchés par les entreprises et les agriculteurs qui pratiquent une agriculture sur brûlis (pratiques illégales) pour défricher la terre à moindre prix. Sumatra et Kalimantan possèdent de vastes zones de tourbières, la tourbe est très combustible pendant la saison sèche. Elle est constituée de couches de végétation morte et d'autres matières organiques et a fortement contribuée aux émissions de carbone en raison de la densité de la substance. 
En 2015, le phénomène el Niño qui a provoqué des conditions plus sèches, a permis aux incendies de se propager plus.
Les militants des droits de l'environnement ont récemment indiqué que les activités de l'huile de palme sont toujours impliqués dans les incendies et des sociétés détenues par des investisseurs de Malaisie et de Singapour sont accusés de brûlage illégal. 
 
Un ancien chef de la police indonésienne explique qu'il y a 3 raisons qui poussent à incendier :
  • Le défrichage par brûlis est plus économique que toutes les autres méthodes. 
  • La plupart des entreprises tentent d'éviter de dépenser sur le reboisement. Chaque entreprise qui obtient des licences pour les terres forestières doit replanter. La plupart des entreprises ne replantent pas, et pour éviter de se faire repérer, ils brûlent les terres. 
  • Les entreprises veulent revitaliser les plantations de palmiers en coupant ou brûlant de vieux arbres qui ne sont plus productifs . Le règlement stipule que cette combustion doit être effectué sur un lit de béton pour éviter la propagation, mais la plupart des entreprises ne le font pas afin de réduire les coûts.

 QUI SONT LES RESPONSABLES ?

Qui sont donc les responsables de ce défrichage si peu respectueux de l’environnement ? Selon le World Resources Institute, 47% des foyers allumés ont eu lieu sur des terrains attribués aux plantations d’huile de palme ou d’arbres à croissance rapide, destinés à l’industrie de la pâte à papier. 
De là à blâmer Nutella, il n’y a qu’un pas qu’il faudrait peut-être se garder de franchir : Plusieurs géants de l’industrie de la pâte à papier, à l’instar d’APRIL et d’Asia Pulp and Paper (APP), sont soupçonnés d’avoir une part de responsabilité dans les incendies. Et surtout, cette technique de défrichage est également adoptée par les petits propriétaires, pour qui il s’agit d’un moyen économique et efficace de défricher.
Les mesures prisent par l'ASEAN pour réduire la pollution ont été pour l'instant inefficaces.
Le problème est de nature complexe, impliquant non seulement les politiques forestières et agricoles et la situation économique du pays, mais aussi la chaîne d'approvisionnement mondiale d'huile de palme (notament la demande de grands pays comme l'Inde et la Chine). Quoiqu'il en soit, on sait aujourd'hui, que la pratique du brûlis n'est pas une solution durable, elle épuise rapidement les ressources naturelles tout en polluant massivement. Mais les enjeux environnementaux ne pèsent pas lourd face aux bénéfices liés à la culture sur brûlis et il n’est pas rare que les gouvernements locaux s’associent avec des compagnies à des fins économiques et politiques. Le manque de transparence du gouvernement est également dénoncé par Greenpeace.
Singapour et l'Union Européenne ont montré leur volonté d'aider l'Indonésie dans la promotion de l'huile de palme durable en réduisant l'impact nocif sur l'environnement. Une tendance agricole écologique de l'environnement est l'avenir de l'Asean. Les dirigeants du bloc doivent peaufiner l'accord pour permettre le changement des pratiques et mettre un terme à cette politique de l'autruche.

 ASEAN AGREEMENT ON TRANSBOUNDARY HAZE POLLUTION

L'accord de l'ASEAN (Association des nations de l'Asie du Sud-Est, Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie, Cambodge) sur la pollution transfrontière est un accord environnemental juridique signé en 2002 par les nations de l'ASEAN pour réduire la pollution de la brume en Asie du Sud-Est. 
En Septembre 2014, les dix pays de l'ASEAN ont ratifié l'accord (l'Indonésie a été le dernier pays à signer).

 LES FEUX EN INDONESIE (OCTOBRE 2015)

Incendies en Indonésie

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