LE CRIME DE LESE-MAJESTE EN THAILANDE

le roi de thailande est mort

On pourrait ici évoquer quelques vérités sur la famille royale et le gouvernement thaïlandais, ce n'est pas l'envie qui nous manque... Mais la Thaïlande étant la dernière royauté au monde à appliquer les lois sur le délit de lèse-majesté, nous nous abstiendrons. 

En cliquant sur la touche "j'aime" pour dire qu'on apprécie un commentaire négatif sur le roi ou le gouvernement, on risque de faire les frais de l'article 112 du code pénal.  Le lèse-majesté est même punit hors du territoire et les détracteurs étrangers s'exposent à une interdiction de séjour au "pays du sourire". Les journalistes étrangers eux, sont contraints à une forme d'autocensure, du coup, la couverture de la Thaïlande dans le monde est un peu biaisée. 

  CE QUE DIT LA LOI A PROPOS DU LESE-MAJESTE EN THAILANDE

Cet article de loi permet de punir les personnes qui insultent ou diffament le roi, la reine, le prince héritier ou le régent. Un coupable de lèse-majesté encourt jusqu'à 30 ans de prison pour atteinte à l'image de la famille royale, et la peine minimale est de 3 ans de prison.
Il est presque impossible de débattre ouvertement de cette loi, explique Puangthong Pawakapan, professeur de sciences politiques à l'Université de Chulalongkorn : " Je pense qu'on en sait plus en dehors de la Thaïlande sur cette loi qu'au sein du pays; les médias traditionnels thaïlandais ignorent cette question". En décembre 2014, le général Prayut Chan-O-Cha, avait jugé le débat public inconvenant, invitant tout simplement ceux qui voulaient réformer la loi à quitter le pays.

  LA GUERRE DIGITALE EST DECLAREE

Les élites royalistes ont pour ambition de faire le ménage sur internet. Ils traquent toutes les critiques, même les plus insignifiantes, contre la monarchie ou les membres de la famille royale. .

Ces dernières semaines, plusieurs groupes de protection de la monarchie ont été créés par les élites royalistes. "...Toute personne critique vis-à-vis de l’institution royale mérite d’être traitée comme un rebut...". Ces groupes de volontaires patrouillent sur la toile et repérent les moindres commentaires inconvenants envers la monarchie. Une page facebook a également été publiée, sur laquelle les personnes suspectées d’avoir enfreint la loi peuvent être dénoncés. En quelques jours, plus 100 000 personnes se sont inscrites comme membres. Dans la foulée, d'autres groupes se sont bâtis sur le même modèle. Cela complète le programme de la police qui dispose déjà d'une section spéciale d'informaticiens traqueurs de commentaires négatifs. Le gouvernement précise qu'appuyer sur la touche "j'aime" pour dire qu'on apprécie un commentaire négatif sur le royaume, peut tomber sur le coup de la loi !

A l'heure où nous rédigeons c